Abonné

Filière porcine Gad : Intermarché confirme son intention de reprendre l'abattoir de Josselin

- - 3 min

La filiale du Groupement des Mousquetaires, SVA Jean Rozé a déposé, le 1er septembre, une lettre d'intention de reprise du site morbihannais de GAD. La société s'est positionnée, comme l'espéraient les salariés, avant l'audience au tribunal de commerce de Rennes, fixée au 11 septembre, durant laquelle la justice devra se prononcer sur la mise en liquidation de l'entreprise.

LES salariés de Gad ont dû pousser un grand « ouf » de soulagement, quand le Groupement des Mousquetaires et sa filiale SVA Jean Rozé ont annoncé dans un communiqué du 29 août « qu'une lettre d'intention de reprise du site d'abattage et de découpe de Josselin sera à cette fin déposée le lundi 1er septembre auprès des administrateurs judiciaires ». L'offre de reprise prévoit un programme d'investissements de l'ordre de 20 millions d'euros « avec la volonté de sauvegarder le maximum d'emplois ». Néanmoins, l'offre formelle de reprise ne sera soumise au tribunal que « si toutes les conditions juridiques sont réunies pour assurer la pérennité de l'activité et donc la réussite de la reprise », conclut Les Mousquetaires. « C'est une bonne nouvelle », réagit le délégué central CFDT Patrick Piguel. Comme espéré par les salariés, Intermarché est sorti du bois avant l'audience au tribunal de commerce, le 11 septembre prochain, permettant ainsi aux juges de se prononcer pour une liquidation avec poursuite d'activité, et non une liquidation sèche. « Il faut maintenant voir le contenu et le périmètre de l'offre. Ils ne parlent pas de l'abattoir de Lampaul-Guimiliau (fermé en octobre 2013, ndlr ) », relativise Patrick Piguel.

Gad se retire du MPB

Pendant ce temps, Gad SAS essaie de remédier à ses difficultés de trésorerie. La société a annoncé le 26 août, qu'elle ne s'approvisionnerait plus auprès du Marché du porc breton (MPB) de Plérin (Côtes d'Armor), privilégiant un approvisionnement direct auprès de son actionnaire (la coopérative Cécab). « Cette entreprise devait être parmi les toutes premières à avoir acheté au MPB dès la création du cadran », remarque le MPB dans une note hebdomadaire, parue le 1er septembre. « Cette absence a quelque peu bouleversé le paysage et il aura fallu de longues discussions avec la Fac (Fédération des acheteurs au cadran) avant de débuter la séance (du 28 août, ndlr) ». Gad représentait, en début d'année, 15% des achats au marché au cadran de Plérin. « Cela nous a un peu étonné car ils sont plutôt favorables au cadran », réagit Daniel Picart, président du MPB.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

La fin du « KGB »

« Le retrait ne s'est pas fait brutalement », relativise le directeur du groupement Syproporcs (fournisseur du MPB), Daniel Bellec. En effet, le quota de Gad a baissé depuis le début de l'année passant de 8 000 cochons/semaine à 5 000 durant l'été, puis 2600 lors de sa dernière séance, jeudi. « On espère que le futur repreneur viendra restructurer ses achats au cadran », espère Daniel Picart. Pour l'anecdote, le retrait de Gad sonne également la fin du « KGB ». Selon Daniel Bellec, le KGB est l'acronyme donné à Plérin au trio Kermené (aujourd'hui filiale Leclerc) - Gad - Bigard, acheteurs historiques du marché au cadran.