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Porc/Crise Gad va demander sa mise en redressement judiciaire

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La direction du groupe breton d’abattage de porc va confirmer le 21 février, lors d’un CCE extraordinaire, qu’elle va solliciter la protection du tribunal de commerce de Brest pour ouvrir une procédure de redressement judiciaire. Cette information avait déjà été annoncée aux salariés du groupe le 13 février (voir Agra Alimentation du 4 février). Ce redressement judiciaire ne concernera que les quatre établissements de Gad SAS, le siège de Saint-Martin-des-Champs (29), les abattoirs de Josselin (56), cinquième abattoir de France avec 1,25 million de tonnes, Lapaul-Guimineau (29), numéro 8 avec 1,10 million de tonnes et le site de Saint Nazaire (44). Au total, les quatre sites regroupent 1 640 salariés. Les sociétés Aubret, Clavière Viande et Cedron ne seraient pas concernées car « rentables », selon un communiqué du groupe.

Une décision attendue

L’entreprise ne cache pas qu’elle rencontrait des difficultés, cumulant des pertes depuis 3 ans, celles-ci devant encore empirer en 2013, si aucune mesure n’est prise. Le CCE du 21 février devrait permettre de mieux cerner les projets de la direction. La recherche d’un repreneur ou d’un partenaire n’est pas à exclure, mais la Cecab, coopérative spécialiste du légume en conserve et actionnaire à 65% (ayant repris en 2011 les parts de la famille Gad et des fonds d’investissement Unigrains et Sofipar) aux côtés du groupement Prestor, avait déjà fait une tentative en ce sens dans le passé, sans succès. Pour Gérard Viel, président de la filière porcine de Coop de France, cette situation traduit le fait que « le Grand Ouest de la France dispose d’un ou deux outils industriels de trop et que le cas posé par Gad ne sera sans doute pas, malheureusement le dernier ».

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