La présidence bulgare du Conseil de l'UE a présenté le 26 mars aux experts agricoles des États membres un document sur les pertes et déchets alimentaires visant à évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des conclusions adoptées en la matière en 2016 sous présidence néerlandaise. Le sujet sera à l’ordre du jour de la prochaine réunion des ministres de l’agriculture des Vingt-huit le 16 avril à Luxembourg. Ils seront invités à répondre aux deux questions suivantes : comment évaluez-vous les progrès réalisés au niveau de l’UE et au niveau national en ce qui concerne les conclusions du Conseil de 2016 ? ; et pensez-vous que le rythme est suffisant ou que d’autres actions sont nécessaires pour respecter les engagements de réduire les pertes et le gaspillage de nourriture ?
Environ un tiers des denrées alimentaires sont gaspillées dans le monde (y compris en Europe). Et le document bulgare souligne que pour le moment le recueil de données dans l’UE reste insuffisant, ce qui rend difficile la mesure des déchets alimentaires et des progrès réalisés.
Dans une réponse écrite à une question parlementaire, le commissaire européen à la santé, Vytenis Andriukaitis, a rappelé que dans le cadre du paquet Économie circulaire, Bruxelles a proposé d’obliger les États membres à prendre des mesures pour réduire les déchets alimentaires tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Ces exigences seront adoptées « dans quelques mois et devront être traduites en politiques et législations nationales ». Afin de permettre aux États membres de mesurer les déchets alimentaires, la Commission sera chargée de mettre en place une méthodologie pour mesurer les déchets alimentaires et, compte tenu de cette obligation, elle mène déjà des travaux préparatoires sur la surveillance des déchets alimentaires en coopération avec la plateforme de l’UE sur les pertes et les déchets alimentaires.
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Dans le cadre de sa position sur le règlement concernant l’économie circulaire, le Parlement européen a proposé que soit fixé un objectif de réduction de moitié des partes alimentaire d’ici à 2030 (1). La Commission n’avait pas prévu d’objectif chiffré dans sa proposition initiale.
(1) Voir n° 3587 du 20/03/2017