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UE/Brésil Gel des importations de viande bovine brésilienne

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La Commission de Bruxelles a indiqué aux autorités brésiliennes qu’une liste de plus de 300 élevages autorisés à exporter de la viande bovine vers l’Europe ne serait « pas crédible ». Elle a refusé de valider les 2681 exploitations proposées par Brasilia. La liste étant vierge, au 31 janvier, date de l’entrée en vigueur des nouvelles mesures européennes de contrôle des importations brésiliennes, les échanges vont être de facto totalement suspendus.

L’absence de rapport d’inspection sur l’état sanitaire des élevages mentionnés par le Brésil comme étant aptes à exporter vers la Communauté et le nombre très élevé proposé a irrité les autorités sanitaires de l’UE qui estiment ne pas avoir les garanties nécessaires pour publier une liste d’opérateurs agréés, comme elle prévoyait de le faire avant le 31 janvier. Dorénavant, précise la Commission de Bruxelles, l’UE procèdera de façon systématique à des inspections vétérinaires dans les élevages avant de les autoriser à exporter de nouveau leur marchandise « afin de vérifier les garanties avancées par les autorités brésiliennes ». « Nous vérifierons au cas par cas quels élevages peuvent être ajoutés dans le cadre d’un processus continu », ajoute l’exécutif européen.

Les services du commissaire européen à la santé, Markos Kyprianou, ont calculé que, selon des « attentes raisonnables » dans la capacité des autorités brésiliennes à améliorer la traçabilité et l’identification des animaux menés à l’abattoir, pas plus de 300 exploitations seraient conformes en 2008.

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Non-respect de la législation

La Commission a adopté, le 17 janvier, une décision visant à renforcer les exigences communautaires pour les importations de viande bovine en provenance du Brésil, applicable depuis le 31 janvier. Ce pays, justifie Bruxelles, « a remédié à certaines carences, mais plusieurs missions d’inspection ont cependant mis en évidence des exemples graves de non-respect de la législation en ce qui concerne l’enregistrement des exploitations, l’identification des animaux et le contrôle des mouvements des animaux ». Brasilia n’a pas honoré ses engagements, note la Commission, qui reproche la volonté politique insuffisante des autorités.

Pour l’exécutif européen, il n’est « pas possible d’autoriser la poursuite des importations avec les garanties qui s’imposent si le contrôle et la surveillance des exploitations d’origine des animaux susceptibles d’être exportés vers la Communauté ne sont pas renforcés ». Une liste d’exploitations agréées qui respectent pleinement les normes pour les importations dans la Communauté de viande fraîche désossée doit être établie par le Brésil. Ces élevages doivent être audités et inspectés. Les rapports doivent être transmis à la Commission. L’Office alimentaire et vétérinaire de l’UE devait, au départ, cibler ses contrôles sur les élevages mentionnés sur la liste, lors d’inspections prévues à partir du 25 février. Mais dorénavant, l’ensemble des sites fera l’objet d’une visite des inspecteurs européens.