La Confédération paysanne estime que face au gel qui a endommagé voire détruit une campagne « jusque-là prometteuse », « seuls le maintien du régime des calamités agricoles et son ouverture au plus grand nombre grâce à des seuils assouplis peuvent permettre à l’agriculture de faire face ». « Si le ministère considère que la viticulture est assurable et qu’à ce titre les pertes de récolte ne peuvent être indemnisées par le régime des calamités agricoles, nous ne sommes pas de cet avis : trop peu de paysans sont assurés, du fait de coûts prohibitifs », déclare le syndicat dans un communiqué publié le 26 avril. Quant aux mesures d’urgence (chômage partiel, report de cotisations sociales…) proposées dans l’attente du versement de ces indemnités, elles « ne sauraient maintenir à flot des trésoreries déjà exsangues ». La gestion de cette nouvelle crise « laisse entrevoir les projets des pouvoirs publics pour le futur : au lieu de soutenir directement les paysans et de financer l’adaptation des systèmes de production, l’argent public sera gaspillé dans le cofinancement de systèmes assurantiels inefficaces, dont les seuls bénéficiaires seront les caisses d’assurance ». Le ministère « doit sortir des logiques assurantielles et remodeler entièrement son arsenal d’urgence qui a déjà montré son inefficacité », conclut-elle.
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