Si la sélection des animaux d’élevage s’est longtemps basée sur des critères visibles (couleur de robe, taille, poids, aplombs…), elle s’oriente aujourd’hui vers une sélection directement sur l’ADN, à l’intérieur de la cellule de l’animal. Telles sont les conclusions de Gilles Renand, chercheur à l’Inra, lors de l’assemblée générale de France Conseil Elevage, le 18 novembre et du colloque « Pourquoi l’élevage est-il concerné par l’épigénétique ? » du 16 novembre, organisé par l’Académie d’agriculture de France et Invivo. En termes de développement durable et de bilan carbone, il sera tout-à fait-possible à l’avenir de sélectionner des animaux sur des critères comme la quantité de méthane produite par l’animal ou sa capacité à valoriser l’énergie des aliments. Cette nouvelle forme de sélection a le grand avantage d’être bien plus rapide. Fini donc les stations de testage ! Reste cependant que ces nouveaux critères de sélection, comme la capacité à produire plus ou moins de méthane ou la docilité, soient héritables, ce qui n’est pas toujours le cas. Par ailleurs, ces nouveaux critères sont souvent sans intérêt économique direct, mais ils restent des enjeux clefs pour la filière. Les recherches continuent.
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