Dans sa contribution rendue la semaine dernière au ministère de l’Agriculture en vue d’élaborer le prochain Programme national de gestion des risques (PNGRAT) d’ici la fin d’année, Groupama propose la mise en place d’un « pool entre assureurs et réassureurs ». L’objectif est de « mettre en commun des informations, des données, des tarifs » de façon à « renforcer la confiance des agriculteurs » et « assurer la pérennité du dispositif » d’assurance récolte, a indiqué le 20 septembre à Agra Presse, Delphine Letendart, directrice marché agricole de l’assureur. Ce dispositif est aussi mis en avant dans la contribution de la FNSEA.
Cette proposition consisterait pour les assureurs à mettre en commun leurs données portefeuilles et données sinistres, de manière « à avoir une vision très fine de l’exposition aux risques sur toutes les cultures, toutes les zones » pour formuler des recommandations en matière de tarification technique. Les assureurs « resteraient concurrents sur la partie commerciale », ce qui implique « des travaux à faire en matière de droit de la concurrence », précise Pascal Viné, directeur des relations institutionnelles de Groupama. Par le partage d’informations, ce dispositif permettrait également « à de nouveaux acteurs de rentrer sur le marché ». « Le fait d’élargir nous permet de mieux évaluer le coût, de mieux le maîtriser et de donner de la pérennité au dispositif » d’assurance récolte, détaille-t-il.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Nous sommes en phase avec la demande de Didier Guillaume d’avoir cette assurance généralisée », indique par ailleurs Delphine Letendart, précisant que l’objectif pourrait être considéré comme atteint « si on était autour de 60/65 % des surfaces assurés ». Autres mesures demandées par Groupama dans sa contribution : avoir un niveau unique de subventions publiques pour l’assurance récolte (contre 2 aujourd’hui), une meilleure articulation entre le fonds des calamités agricoles et les dispositifs d’assurance existant ou encore une clarification sur l’efficacité des dispositifs de prévention des risques.