Après dix ans d’existence, le Groupement d’intérêt scientifique « Production intégrée en cultures légumières » est renouvelé pour dix ans. L’objectif : tendre vers une agriculture plus saine, répondant aux attentes de la société.
Les membres du Groupement d’intérêt scientifique « Production intégrée en cultures légumières », plus communément appelé GIS PIClég, ont signé le 17 novembre une nouvelle convention 2017-2027 qui renouvelle pour dix ans l’existence du groupement. Fort de dix ans d’expérience et de premiers résultats concluants, le GIS veut renforcer le partenariat entre la communauté scientifique et les agriculteurs pour tendre vers des pratiques culturales moins gourmandes en intrants.
La recherche au service des pratiques
À l’origine, le GIS est né à l’initiative d’un agriculteur normand, Denis Onfroy, qui regrettait à l’époque le manque de coordination entre la recherche fondamentale, la recherche appliquée et la profession agricole. Légumes de France, L’Inra et le CTIFL (Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes) créent alors le premier Gis sous le patronage du ministère de l’Agriculture, afin de faire travailler de concert la recherche et la profession agricole. L’idée étant que les chercheurs travaillent sur les problématiques rencontrées par les maraîchers et que les maraîchers aient accès aux innovations issues de la recherche.
À cet effet, les chambres d’agriculture, par le biais de leurs conseillers, se font les relais entre la recherche et les agriculteurs. En 10 ans, 25 projets ont été labellisés, impliquant 68 partenaires. Concrètement, des projets de recherche ont permis de trouver des solutions contre la chenille tuta absoluta, qui ravage les tomates, ou contre les nématodes, explique l’Inra. Ces solutions alternatives aux produits chimiques sont actuellement utilisées dans les exploitations agricoles.
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Répondre aux attentes sociétales
Pour les dix ans à venir, le GIS qui a vu le nombre de ses adhérents augmenter (Interfel, Felcoop ou Unilet notamment), veut voir plus grand. L’objectif global sera de « permettre le développement d’une production légumière et maraîchère en France à l’horizon de 15-20 ans, tenant compte des attentes sociétales, qui concilie qualité des produits, performance environnementale, rentabilité des exploitations et exigences sociales ». Pour ce faire, le Gis compte élargir ses travaux « au-delà de la gestion de la santé des cultures pour répondre à l’enjeu global de la production intégrée ». L’idée étant pour le Gis de développer des techniques capables d’accompagner la transition vers « des systèmes de culture à bas niveau d’intrants à l’échelle de la parcelle » mais également de « développer de nouvelles thématiques autour de la diversification et de l’organisation des systèmes à l’échelle des exploitations agricoles, des territoires et des filières légumières ». Au sujet des territoires, le GIS compte d’ailleurs désormais s’intéresser aux Dom en plus du territoire métropolitain.
Le GIS compte élargir ses travaux pour répondre à l’enjeu global de la production intégrée