Bayer a essuyé un revers juridique aux États-Unis sur le glyphosate, l’avocate générale devant la Cour suprême ayant rendu le 10 mai un avis défavorable qui pourrait ouvrir la voie à des milliards d’euros de demandes en dommages et intérêts. L’affaire en question remonte à mai 2021, quand une cour d’appel de San Francisco a confirmé une condamnation contre Bayer à payer 25 M$ de dommages et intérêts à un retraité, Edwin Hardeman, diagnostiqué d’un lymphome non hodgkinien en 2015. Bayer avait alors déposé un recours devant la Cour suprême des États-Unis. Dans son avis soumis le 10 mai à la plus haute juridiction américaine, l’avocate générale Elizabeth Prelogar, qui représente le gouvernement, affirme que « la demande de recours doit être rejetée ». Bayer conteste le verdict notamment parce qu’il se fonde sur la loi de l’État californien où l’agence fédérale de la protection de l’environnement (EPA) estime que l’utilisation du Roundup ne mérite pas d’avertissement spécial contre le cancer. Mais cela ne dispense pas de respecter une « loi au niveau d’un État qui demande un tel avertissement », estime de son côté l’avocate générale.
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