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Glyphosate : la nouvelle position française fait des vagues

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Matignon a finalement précisé le 25 septembre que la France votera contre le renouvellement du glyphosate pour dix ans. Mais elle arrêtera une position, avant la fin de l’année, en fonction des États généraux de l’alimentation, mais aussi des alternatives disponibles pour les agriculteurs.

Pour Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, « cette communication décrispe la position ultra-fermée qui était de dire "interdiction". Aujourd’hui, Matignon dit "interdiction s’il y a des solutions alternatives et un accompagnement” ». À la sortie d’une rencontre avec le ministre Nicolas Hulot le 25 septembre, elle explique : « La FNSEA lui a rappelé qu’on ne peut sérieusement interdire le glyphosate sans alternatives crédibles aux plans technique et économique. »

Les Jeunes agriculteurs ont profité de la brèche ouverte par le gouvernement pour proposer au ministre d’État un pacte pour « soutenir la recherche d’alternatives » au glyphosate et ce « avant une interdiction ». Jérémy Decerle, président du syndicat, ajoute que les États généraux de l’alimentation seront l’occasion de « s’expliquer sur la sortie » du glyphosate. Mais d’insister : « Il faut mettre de l’argent sur la table pour trouver des solutions, il faut définir comment on fait, avec des fermes sur le terrain… »

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Pour les ONG, l’annonce de Matignon est vécue comme un rétropédalage. L’association Générations futures a qualifié « d’inacceptable » la nouvelle position française sur le dossier glyphosate dans un communiqué le 25 septembre. Pour l’association, « des alternatives […] sont utilisées de longue date par les agriculteurs bio ». Et de conclure : « Le glyphosate doit être interdit le plus rapidement possible, soit dans l’année qui vient, le temps pour les agriculteurs de mettre en place les techniques alternatives existantes. »

Un pacte pour soutenir la recherche d’alternatives