Dans une résolution adoptée (par 38 voix contre 6 et 18 abstentions), la commission de l’environnement du Parlement européen appelle la Commission européenne à ne pas renouveler l’autorisation du glyphosate dans l’UE tant que « les craintes subsisteront sur son caractère cancérigène et de perturbateur endocrinien ». Les députés souhaitent que la Commission européenne et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) publient immédiatement toutes les preuves scientifiques qui ont servi de base à l’avis positif sur le glyphosate et à la proposition de nouvelle autorisation qui s’ensuit. « Toute incertitude doit être évitée avant de procéder à l’approbation d’une substance si largement utilisée », a souligné l’auteur de la résolution, le socialiste tchèque Pavel Poc, qui a notamment le soutien des Verts et de la Gauche unie. Les parlementaires demandent par ailleurs que l’Office alimentaire et vétérinaire européen reçoive un mandat pour tester et contrôler les résidus de glyphosate dans les aliments et les boissons. Le texte sera soumis à un vote en séance plénière lors de la session du 11 au 14 avril à Strasbourg.
Bruxelles a décidé de reporter le vote prévu sur ce dossier faute de majorité qualifiée entre les États membres (1). Le commissaire européen Vytenis Andriukaitis s’est dit ouvert à des compromis (réduction de la durée de l’autorisation à dix ans au lieu de quinze, allongement de la liste de co-formulants interdits) et a annoncé que ses services travaillaient sur une révision de la législation pour que soit publiée l’intégralité des études présentées par l’industrie pour l’autorisation d’une molécule (2).
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(1) Voir n° 3537 du 14/03/2016
(2) Voir n° 3538 du 21/03/2016