Le 22 mai, une trentaine d’organisations sont revenues à la charge sur le glyphosate, en publiant une pétition pour que soit interdite la substance d’ici 2020. Elles rebondissent sur le projet de loi Agriculture et alimentation débattu à l’Assemblée nationale, au moment où la proposition d’amendement de Jean-Baptiste Moreau a été retirée. La pétition repose notamment sur le principe de précaution, argument supplémentaire pour faire sortir le glyphosate de l’Hexagone le plus tôt possible. Dès le lendemain, Stéphane Travert publie une déclaration sur le site du ministère de l’Agriculture, dans laquelle il martèle que « la ligne du président de la République est claire et tient en deux phrases : mobilisation pour se passer du glyphosate d’ici trois ans mais pas d’interdiction sans solution pour les agriculteurs". Il ajoute qu’il n’est pas question que la France fasse de la surtransposition des décisions européennes, et que l’interdiction du glyphosate n’a jamais figuré dans le PJLEgalim. Enfin, il rappelle qu’une feuille de route « pour une agriculture moins dépendante aux pesticides » a été construite par le gouvernement.
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