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Santé des plantes Goëmar triple ses capacités de recherche

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L’ambition de Goëmar est de devenir référent mondial en physio-activation, nutrition innovante et biocontrôle. Son nouveau centre d’innovation a été inauguré le 5 juillet à Saint-Malo. Une occasion de défendre l’intérêt de la recherche sur des produits à base d’algues.

Goëmar, spécialiste en nutrition et protection naturelle des plantes, a inauguré un nouveau centre d’innovation à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), le 5 juillet. Sa capacité de recherche est multipliée par trois. L’ambition est de devenir référent mondial en physio-activation, nutrition innovante et biocontrôle, souligne un communiqué de presse. Pour cela, 10 % du chiffre d’affaires et 15 % des effectifs sont consacrés à la recherche & développement. L’entreprise développe des produits à base d’algues, qui activent le métabolisme des plantes, stimulent naturellement leurs défenses contre les pathogènes. Elle implique dans ses travaux 6 pôles de compétitivité, 17 laboratoires de recherche (universités, Inra, CNRS, écoles) et 18 sociétés consœurs.
 
Tester depuis la cellule végétale jusqu’au champ
Les nouvelles installations malouines vont permettre de tester les innovations, de la cellule végétale au champ. Goëmar Phytopolis, leur nom de baptême, comprend cinq chambres de culture, les « phytotrons », cinq compartiments de serre, un laboratoire de pathologie végétale et un autre de physiologie végétale. Les 3 000 m2 de pépinières servent à effectuer les premiers contrôles avant les tests en champs, situés dans différentes régions du globe. Goëmar, dont le chiffre d’affaires atteint 19 millions d’euros (60 % à l’international), possèdent des filiales aux Etats-Unis, en Italie et des agences en Asie et Amérique latine. En France, son centre d’innovation mène des études sur divers pathosystèmes, comme la septoriose du blé, le mildiou de la vigne, la tavelure du pommier, le botrytis de la tomate, l’oïdium du concombre. La physiologie et la nutrition des plantes constituent d’autres champs de recherche, notamment en blé, maïs, salade.
 
Des idées pour doper l’innovation
L’inauguration de Goëmar Phytopolis a servi de tribune au président exécutif Jean-Pierre Princen, qui défend quelques pistes pour stimuler l’innovation. Il suggère une redevance pour pollution diffuse (RPD) positive, sorte de « ristourne », afin d’encourager la diffusion des produits de biocontrôle. Autre proposition, « ajouter au bilan économique de la parcelle celui de l’Indice de fréquence de traitement ». « N’est-ce pas là une piste concrète pour quantifier la double performance appelée des voeux de Mme Guillou dans son rapport sur l’agroécologie ? » Jean-Pierre Princen souhaite voir évoluer le système réglementaire, afin d’accélérer le processus d’homologation et de mise sur le marché des produits biostimulants et de biocontrôle.

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