La filière des grains prévoit d’investir 4,3 Md€ d’ici 2040 pour moderniser et renouveler ses infrastructures de stockage, a-t-on appris le 25 février au Salon de l’agriculture. Un chiffrage réalisé par le cabinet Ceresco pour ce plan annoncé début 2025 par les acteurs de la collecte (La Coopération agricole – Métiers du grain, NégoA). La moitié des besoins (2,1 Md€) correspond à la création de nouveaux silos (pour 11 % de la capacité totale), et un quart (1,1 Md€) ira à la rénovation, plus ou moins lourde. Quelque 568 M€ serviront à démanteler les infrastructures les plus obsolètes et 326 M€ serviront à la modernisation (silos « augmentés », notamment par l’IA). Ramené à la tonne, le coût atteindrait 4 €/t produite en France (et plus de 8 €/t « concernée par le plan »), à mettre en regard d’un coût moyen de collecte de 16,8 €/t (estimation de Ceresco pour 2023).
« Il faut un choc d’investissement », martèle la directrice de LCA - Métiers du grain, Catherine Matt, face à des infrastructures « vieillissantes ». Sur les 4 500 silos français, 40 % ont plus de 50 ans. La filière ne compte pas uniquement remplacer ses vieux silos, mais aussi les préparer aux enjeux futurs, alors que la durée de vie de ces outils peut atteindre 80 ans. À l’issue du plan, en 2040, la France devrait disposer d’une capacité de stockage de 35 Mt de grains, contre 44 Mt aujourd’hui (pour une collecte annuelle oscillant entre 52 et 65 Mt).
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Divisé en cinq axes, le plan vise notamment à recentrer la collecte autour de « hubs régionaux », à favoriser la diversification (+ 1 Mt pour les grains bio et sous cahier des charges), ou encore à participer au stockage stratégique en discussion au niveau européen. La filière espère un « soutien » des pouvoirs publics, sur les plans réglementaire et financier.
YG