Dans un contexte de hausse des coûts, France Grandes cultures (section de la Coordination rurale) se montre « aux côtés des producteurs pour dénoncer les contrats avant moisson », selon un communiqué le 19 mai. L’organisation appelle les agriculteurs ayant vendu « à des prix qui sont, aujourd’hui, inférieurs à leurs coûts de productions […] à se rapprocher de leurs organismes stockeurs dans l’objectif de renégocier leurs contrats à la hausse », explique-t-elle sur son site internet. Et de citer d’autres secteurs où cela se pratique, comme entre les industriels de l’agroalimentaire et la grande distribution côté aval, ou avec les entreprises du bâtiment, du machinisme pour ce qui est de l’amont. Un message relayé sur les réseaux sociaux, où le président de FGC Damien Brunelle explique via son compte Twitter : « Avec un coût de production du blé qui a atteint 310 euros la tonne pour ceux qui ont acheté leurs intrants en mars, il est indispensable que les agriculteurs ne vendent pas à perte. »
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Aucune renégociation n’est prévue contractuellement », indique à Agra Presse Antoine Hacard, le président de La Coopération agricole Métiers du grain, rappelant que le secteur n’entre pas dans le champ de la loi Egalim. « Si on commence à déchirer les contrats, on tue le commerce », explique-t-il. La fédération rappelle les deux types de vente proposés aux agriculteurs, en prix ferme ou prix de campagne (dit prix « moyen », avec un acompte et des compléments de prix versés par la suite). Cela s’inscrit dans un modèle économique des coopératives basé sur « une redistribution du résultat de façon démocratique ». « Pour vendre en prix ferme, il faut être formé, avoir des notions de gestion de risque, insiste Antoine Hacard. Puis assumer ses choix. »