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Grains : la FNA lance un calculateur des émissions de gaz à effet de serre

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La Fédération du négoce agricole (FNA) propose à ses adhérents un calculateur des émissions de gaz à effet de serre dédié aux cultures de colza, tournesol, blé, maïs et soja, a-t-elle indiqué le 27 août. Il s’agit d’« accompagner les agriculteurs qui s’engagent dans une démarche bas carbone tout en oeuvrant à la valorisation de leurs productions », selon un communiqué. L’outil s’inscrit dans le « schéma volontaire 2BS », permettant de certifier la biomasse et les biocarburants comme durables au sens de la directive européenne, précise la FNA.

Plusieurs négociants viennent d’adopter le calculateur, dont Soufflet Agriculture qui a obtenu la certification pour « commercialiser en valeurs réelles ». L’entreprise y voit l'intérêt de « valoriser le colza, lors de sa commercialisation auprès de nos clients triturateurs, par une prime spécifique calculée sur la réduction effective de GES », explique le directeur de la collecte François Berson, cité dans le communiqué. « Cette prime est individualisée auprès de nos agriculteurs désireux de mettre en valeur leurs efforts pour diminuer les GES. »

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Premier client visé, l’industriel Saipol qui a annoncé le 11 juin, avec la coopérative Axéréal, avoir démarré la commercialisation de colza à « bas niveau de gaz à effet de serre » issu de la récolte 2019. Des marchés au nord de l’UE valorisent ce type de produit en biocarburant. Dans le cas d’Axéréal, les agriculteurs ont pu toucher une prime Saipol « autour de 20 € par tonne de colza ». Soufflet s’attend plutôt à une moyenne de 10 € à 15 €/t, confie François Berson. « Cet objectif de réduction de GES devrait être une réussite si chaque maillon de la chaîne joue le jeu, de l’agriculteur à l’industriel », d’après lui.

Des marchés au nord de l’UE valorisent le colza « bas GES »