Le négoce des grains, à travers la Fédération du négoce agricole (FNA), veut développer les bonnes pratiques de gestion du risque « prix ». La FNA a rédigé une charte en la matière, qui sera d’application volontaire par les établissements de négoce, a-t-elle indiqué début janvier. Cette initiative de la FNA n’est pas sans lien avec la directive Mifid II visant à réguler les marchés financiers, entrée en vigueur le 3 janvier.
En effet, explique Lucile Brazzini, chargée de mission à la FNA, « de plus en plus de compensateurs (intermédiaires financiers réglant les transactions en assumant le risque de défaillance de l’une des contreparties) et de banquiers demandent aux négociants en grains de vérifier certains paramètres essentiels ». Parmi ceux-ci figure par exemple le pourcentage de la collecte qui doit être commercialisé avant la mi-campagne afin que les silos soient vidés en fin de campagne sans passer à côté d’opportunités de marché.
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Un des huit points de la charte vise à « évaluer les risques liés à la commercialisation des grains (marge, base, volumes collectés, qualité, concurrence…) », car « évaluer ces risques doit permettre d’appréhender leur apparition ». Un autre point invite l’entreprise de négoce à définir les moyens qu’elle met à disposition pour maîtriser le risque prix : objectifs de marge, trésorerie allouée pour gérer les appels de marge, fonds propres mobilisables, tableaux de bord et reporting synthétisant la situation de l’entreprise sur les marchés…