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UE/Sécurité alimentaire Grand programme commun de recherche pour coordonner les activités nationales

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Renforcer la collaboration entre chercheurs, soutenir l’efficacité du financement national, partager les résultats de recherche et coordonner les travaux afin d’optimiser la rentabilité et d’éviter les doublons. Tels sont les principaux objectifs de la nouvelle Initiative de programmation conjointe (IPC) de l’UE sur l’agriculture, la sécurité alimentaire et le changement climatique qui vient d’organiser sa première réunion le 10 juin à Paris. L’initiative, qui regroupe 26 pays, est menée en France par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et au Royaume-Uni par le Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC).

Un approvisionnement sûr et durable en denrées alimentaires en Europe commencerait-il par des programmes de recherche menés conjointement au niveau de toute l’Europe ? Les membres de la nouvelle Initiative de programmation conjointe de l’UE sur l’agriculture, la sécurité alimentaire et le changement climatique en sont tout-à-fait convaincus. L’objectif de l’IPC, qui a organisé sa toute première réunion le 10 juin à Paris pour organiser ses structures et sa stratégie, consiste en effet à garantir, grâce à des efforts conjoints de recherche, un approvisionnement sûr et durable en denrées alimentaires tout en limitant l’impact du changement climatique sur l’agriculture. La programmation conjointe vise à renforcer la coopération, la coordination et l’intégration des programmes de recherche des États participants. Elle repose sur trois étapes : l’élaboration d’une vision commune, l’adoption d’un agenda stratégique de recherche et sa mise en œuvre, avec l’appui des instruments nationaux de recherche. L’Institut national de la recherche agronomique (INRA), organisme porteur en France, pilote ce projet en liaison avec le « Biotechnology and Biological Sciences Research Council » (BBSRC) au Royaume-Uni et les autres organismes français et européens concernés. L’IPC regroupe vingt pays européens (1) qui travailleront côte à côte pour définir, développer et mettre en œuvre des agendas stratégiques de recherche communs dans des domaines qui affectent particulièrement leur bien-être et leur prospérité.

Un investissement public qui atteindrait le milliard d’euros par an
Pour mener à bien leurs travaux de recherche conjoints, les responsables de l’IPC insistent particulièrement sur les éléments suivants : la nécessité de renforcer la collaboration entre les chercheurs, soutenir l’efficacité du financement national qui pourrait atteindre la barre des 1 milliard d’euros chaque année, coordonner des travaux potentiels afin d’optimiser la rentabilité et d’éviter leur duplication et enfin partager les résultats de recherche. « L’initiative de programmation conjointe permettra de substituer la cohérence et la coordination au cloisonnement et aux doubles emplois. Elle apportera donc une contribution majeure à la stratégie Europe 2020 », a notamment souligné Maire Geoghegan-Quinn, la nouvelle commissaire européenne chargée de la recherche, de l’innovation et de la science. Selon elle, « aujourd’hui, moins de 15% de la recherche civile publique est coordonnée au niveau européen, et seulement 5% des fonds publics de recherche relèvent du budget de l’UE. Mais la Commission s’est engagée à faire tout ce qui est en son pouvoir pour mieux coordonner les 95% restants ». La Commission européenne a participé activement à l’élaboration et à la préparation de l’IPC et y a contribué financièrement à hauteur de 2 millions d’euros.

(1) Outre la France et le Royaume-Uni, prennent également part à l’Initiative la Tchéquie, le Danemark, l’Allemagne, l’Estonie, l’Irlande, Israël, l’Espagne, l’Italie, Chypre, la Hongrie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Autriche, la Roumanie, la Slovaquie, la Suède, la Finlande et la Turquie.

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