Les conditions hivernales ayant été jusqu’à présent favorables, la Commission européenne estime, dans ses perspectives à court terme, que les surfaces de céréales atteindront un total de 56,9 millions d’hectares en 2017-2018 dans l’UE, soit une augmentation de 0,5 % par rapport à la précédente campagne mais un chiffre inférieur de 1 % à la moyenne quinquennale. Pour le maïs, Bruxelles prévoit une augmentation des surfaces de l’ordre de +8,6 % à 9,25 Mha. Une prévision jugée très optimiste par la Confédération européenne des producteurs de maïs qui s’attend plutôt à un léger recul.
Avec des rendements s’inscrivant dans les tendances historiques, la production céréalière totale de l’UE pourrait atteindre 313 Mt (+6,3 % sur un an et +3 % au-dessus de la moyenne). Ces perspectives devraient donc maintenir les prix à leurs bas niveaux actuels, concluent les experts de la Commission.
Dans le détail, les productions de blé tendre (156,6 Mt), d’orge (70,9 Mt), de maïs (90,1 Mt) et de seigle (8,9 Mt) seraient en hausse, tandis que la récolte de blé dur serait stable (13,3 Mt) et celle de triticale en léger recul (13 Mt).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Les premières estimations des semis de colza d’hiver, ainsi que les prévisions des surfaces de colza de printemps, montrent une reprise significative de la superficie totale de colza dans l’UE à 6,6 millions d’hectares (+2 % par rapport à l’an dernier) tirée par la récente augmentation des prix. Si les rendements suivent leurs tendances historiques, ces superficies devraient permettre de produire environ 22 Mt de colza dans l’UE en 2017-2018, soit 6 % de plus que la moyenne des cinq dernières années. Mais la vague de froid qui a frappé en janvier la Hongrie et la Bulgarie pourrait avoir endommagé les cultures.
Enfin, s’il est encore trop tôt pour publier une première prévision de la production de sucre en 2017-2018, qui verra l’abandon des quotas de production, la Commission européenne « constate déjà des signes évidents d’une augmentation substantielle de la production dans les principaux États membres producteurs (par exemple, 20 % de semis supplémentaires ont été annoncés pour la France par rapport à l’année dernière) ».