Saisi par l’association One Voice, le tribunal administratif de Rennes a suspendu le 14 juin trois arrêtés préfectoraux autorisant l’abattage de 25 800 choucas des tours, ou corbeaux choucas, accusés de provoquer des dégâts sur les cultures de maïs et de blé en Bretagne. Soit 10 % à 18 % de la population estimée de choucas des tours dans cette région. Selon la juge, les préfets concernés n’ont présenté « aucun élément permettant d’établir avec certitude que l’espèce des choucas des tours opère une prédation de grande importance sur les cultures, notamment de maïs et de blé […], que les dégâts constatés et déclarés leur sont exclusivement ou à tout le moins principalement imputables, qu’aucune autre solution satisfaisante n’existe et que la dérogation autorisée aux destructions prohibées est, par suite, justifiée et strictement nécessaire ». En outre, « les diverses études existantes et menées, en Bretagne comme dans d’autres régions européennes », concluent « unanimement que les destructions à l’aveugle d’individus de cette espèce sont inefficaces », pointe-t-elle. Selon les chiffres fournis par les différentes préfectures, les choucas seraient responsables de la destruction de 1 769 hectares de cultures pour près de 2 millions d’euros de pertes en 2021.
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