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Crise sanitaire Grippe aviaire : Bruxelles s’en tient à la hausse des restitutions

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Malgré les demandes répétées des professionnels et de plusieurs pays européens, la Commission de Bruxelles refuse d’apporter une aide d’urgence à la filière avicole frappée de plein fouet par la baisse de la consommation due à la grippe aviaire.

La Commission européenne ne veut pas aller au-delà de la hausse de 24 à 26 euros pour 100 kg, depuis le 19 janvier, des restitutions à l’exportation pour les poulets frais, congelés et réfrigérés. Elle estime que les développements liés à la maladie de la grippe aviaire ne nécessitent pas de faire appel à d’autres instruments que des mécanismes de marché. Et la demande de l’Italie, lors du Conseil agricole du 23 janvier, à Bruxelles, pourtant relayée par d’autres délégations dont la France, la Grèce, l’Espagne et la Pologne, n’a pas fait fléchir Mariann Fischer Boel, la commissaire à l’Agriculture.

Importation illégale

Pour l’exécutif européen, des aides sont prévues seulement en cas de foyer avéré de la maladie sur le territoire communautaire. Dans ce cas, une aide peut être versée aux producteurs, qui prend en charge les coûts liés à l’abattage des élevages, à hauteur de 50 %. Par ailleurs, la commissaire à l’Agriculture compte sur le renouvellement des quotas d’importation russes en faveur de l‘Union européenne d’ici à quelques semaines pour décongestionner le marché.

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Par ailleurs, lors du Conseil des ministres, l’Allemagne a appelé à de nouvelles mesures de biosécurité. Elle souligne qu’en l’espace de quatre semaines, 600 cas d’importation illégale en provenance d’Asie ont été recensés.