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Filière volaille Grippe aviaire : la France relève le niveau de risque

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La France a annoncé le 17 novembre le relèvement du niveau de risque vis-à-vis de la maladie, de « négligeable » à « modéré » sur l’ensemble du territoire. Cet épisode « n’a aucun lien avec l’épizootie rencontrée dans le Sud-Ouest en début d’année 2016 », précise le ministère de l’Agriculture. Le risque est particulièrement fort dans les zones humides, explique le ministère, car les cas détectés touchent particulièrement les oiseaux migrateurs. Dans ces zones dites « zones écologiques à risque particulier », le risque est qualifié d'« élevé », et le ministère annonce le confinement obligatoire ou une pose de filets permettant d’empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages.

Cette décision intervient après que des cas d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 ont été détectés chez des oiseaux sauvages en Hongrie, en Pologne, en Allemagne, en Croatie, aux Pays-Bas, au Danemark et également autour du lac de Constance, à la frontière entre la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche. Après la crise dans le Sud-Ouest, la France attend toujours de retrouver son statut indemne de grippe aviaire, qui lui permettrait à nouveau d’exporter sur certaines destinations, comme le Japon. Cette décision doit intervenir trois mois après le nettoyage du dernier site touché, soit début janvier.

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Une semaine avant l’annonce du relèvement du niveau de risque, le ministère de l’Agriculture avait déclenché avec l’appui de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), un plan de surveillance active renforcé de la faune sauvage sur l’ensemble de son territoire. Cette surveillance renforcée va permettre de « pouvoir réagir, le cas échéant, le plus rapidement possible pour éradiquer tout nouveau foyer et éviter ainsi au maximum le risque de nouvelles contaminations », explique un communiqué paru le 10 novembre.