Alors que la phase de repeuplement a débuté depuis deux mois dans la filière palmipèdes du Sud-Ouest, l’Anses a rendu public, le 19 juillet, un avis sur le risque du maintien de l’infection de grippe aviaire après le vide sanitaire imposé par le ministère de l’Agriculture. L’Anses juge ce risque faible. Dans le détail, l’Agence considère que la circulation virale au sein de l’avifaune locale est « probablement à un niveau très bas », que si cette contamination a eu lieu, « il est peu probable que les virus se soient maintenus au sein de l’avifaune sauvage de façon à permettre la contamination des parcours et des abords des élevages ». Et par conséquent, l’Anses juge une éventuelle contamination de l’avifaune « très peu susceptible d’être à l’origine d’une contamination au moment du repeuplement des élevages ». Hasard du calendrier, un communiqué du ministère a annoncé le même jour la découverte quelques jours plus tôt d’un cas de grippe aviaire dans un élevage de palmipèdes de l’Aveyron. Ce cas a été découvert dans le cadre du plan de surveillance du ministère de l’Agriculture. Des tests avaient été conduits sur 100 exploitations de palmipèdes du Sud-Ouest, et vont continuer sur toute la zone jusqu’en septembre. En novembre, un autre cas avait été diagnostiqué dans le cadre « de la surveillance clinique renforcée ». Pour le ministère, « ces cas sporadiques s’expliquent par la pression d’infection qui existait dans la zone » et « justifient pleinement la réalisation des contrôles et l’adoption de mesures de biosécurité strictes ».
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