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Assurance récolte Groupama suspend la souscription de nouveaux contrats

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Face à l’ampleur des dégâts aux cultures déjà constatés, Groupama vient d’arrêter la souscription de nouveaux contrats multirisque climatique. Selon les relevés de l’assureur, des pertes de rendement sont déjà avérées et irréversibles, entre 10 % et 15 % voire plus encore dans les terres les moins riches où elles peuvent atteindre jusqu’à 40 %. Si la sécheresse perdurait, l’assureur appelle l’Etat à mettre en place un système de réassurance publique. En attendant, les risques grandes cultures, étant devenus assurables et ne relevant plus du FNGCA (Fonds national de garantie contre les calamités agricoles), les agriculteurs n’ayant pas pris la précaution de s’assurer devraient se retrouver sans garantie.

Le premier assureur de l’agriculture, Groupama, a dû suspendre la souscription de nouveaux contrats multirisque climatique. La raison : les dégâts d’ores et déjà importants et irréversibles occasionnés sur les grandes cultures en raison de la chaleur et de la sécheresse, combinées à une précocité des cultures.
« Depuis le 21 avril nous avons dû suspendre l’acceptation de nouveaux contrats car le risque est sûr et certain, affirme Stéphane Gin, responsable de l’assurance agricole chez Groupama. Or, le code des assurances interdit de garantir un risque sûr et certain. » « Les contrats en cours de renouvellement restent valides », assure Stéphane Gin, évoquant les 61 000 contrats d’assurance multirisque signés entre les agriculteurs et l’assureur.
La situation critique des cultures avait suscité une demande assez forte de nouveaux contrats, la date limite de déclarations des assolements étant traditionnellement fixée au 15 mai. « On a constaté une hausse des demandes de souscriptions en affaires nouvelles, compte tenu de la situation climatique », explique Stéphane Gin.

10% à 15% de baisse de rendements

L’état des cultures, à voir les relevés de l’assureur est, assurément, préoccupant. En moyenne, la baisse de rendement prévue se situe entre 10% et 15%, avec des pointes à 40%. « Les baisses de rendement les plus fortes se constatent sur les terres les moins riches ». Les problèmes de culture sont la résultante d’une faiblesse des précipitations (entre 25% et 50% de la normale selon les zones), de températures au-delà des constatations normales et d’un vent soutenu quasi quotidien. D’où un stress hydrique fort. En céréales, dans les cas les plus difficiles, il ne reste plus qu’une talle par épis ce qui signifie un nombre d’épis largement inférieur à ce qui est normalement attendu. De plus, malgré le temps sec, l’apparition de maladies du type septoriose est notable, ce qui devrait conduire à des traitements importants.

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