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Transformation Guillaume Garot annonce des mesures d’accompagnement des PME à l’export

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Le ministre de l’Agroalimentaire Guillaume Garot a annoncé, lors de sa visite au Sial le 23 octobre avec sa collègue ministre du Commerce extérieur, des mesures d’accompagnement des PME sur les marchés extérieurs, que le gouvernement prendra dans les prochaines semaines. Une réponse à l’inquiétude particulièrement aiguë des transformateurs en raison des difficultés constatées tout au long des chaînes, du producteur au consommateur, en passant par le transformateur et la distributeur.

À l’occasion de leur visite au Sial le 23 octobre, Guillaume Garot, Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, ont affirmé leur soutien, ainsi que celui de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, à la filière agroalimentaire à l’export, et donné sept priorités d’action du gouvernement pour soutenir l’internationalisation des entreprises agroalimentaires.
Aujourd’hui, 80 % des entreprises du secteur n’ont pas de cellule export organisée et beaucoup hésitent à se lancer en raison des risques financiers. La création de la Banque publique d’investissement (BPI) et de ses guichets uniques régionaux « va permettre de mieux accompagner les entreprises qui souhaitent trouver des relais de croissance sur les marchés étrangers ». La présence de « développeurs à l’international », véritables conseillers clientèles au sein de la BPI, « facilitera l’accompagnement des entreprises dans leur démarche et l’élaboration de leur stratégie. Les financements et garanties proposés seront également rendus plus compétitifs ».
 
Vers un guichet unique
Deuxième mesure annoncée, la simplification des procédures douanières et administratives. La mise en œuvre du guichet unique des formalités administratives piloté par la Douane sera accélérée. En janvier 2013, la dématérialisation des échanges avec FranceAgriMer pour faciliter l’obtention des certificats sanitaires sera expérimentée avant une généralisation dans le courant de l’année.
En troisième lieu, Guillaume Garot s’est engagé à ce que les entreprises soient mieux formées et les services de l’État mieux adaptés aux contraintes spécifiques d’audit et d’agrément sanitaire des pays tiers. Des formations seront mises en place d’ici la fin du premier trimestre 2013. Les premières sessions concerneront la zone Asie.
Le ministre se propose de cibler les zones prioritaires et les marchés à potentiel – à l’image de l’Asie – pour « asseoir notre stratégie de conquête à l’international ».
Par ailleurs, il faudra valoriser à l’international la signalétique « France bon appétit », comme celle qui a été visible au Sial.
Le sixième objectif est un engagement à mobiliser les services de l’État, en France et à l’étranger, pour obtenir la levée des barrières techniques qui entravent l’accès des produits alimentaires à certains marchés tout en veillant à la « nécessaire réciprocité des conditions d’accès à ces marchés ».
Enfin, il faudra faire en sorte que les entreprises jouent à armes égales dans la compétition internationale. Le gouvernement veillera à ce que la protection des indications géographiques et la lutte contre la contrefaçon soient prises en compte dans les négociations des futurs accords de libre échange engagés par l’UE.
 
« Vous aurez un visage, un numéro de téléphone et une adresse e-mail »
Lors d’une table ronde organisée le 23 octobre au Sial par Alain Berger, délégué interministériel à l’agroalimentaire, Guillaume Garot a détaillé plusieurs de ces mesures. Il a insisté sur la mesure numéro 1 dans la liste ci-dessus, celle qui vise la nomination de « développeurs à l’international ». Il s’agira de « référents », qui guideront au cas par cas les entreprises de transformation sur les marchés extérieurs, et qui seront probablement issus des Directions régionales de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt (Draaf). « Vous aurez un visage, un numéro de téléphone et une adresse e-mail », a-t-il précisé devant des représentants d’entreprises.
Il a insisté aussi sur la plateforme numérique qui « rassemblera les procédures sanitaires » des différents pays d’importation, pour que les entreprises soient mieux armées face aux exigences des autorités de ces pays. Elles « sont trop démunies face aux barrières sanitaires », a-t-il souligné.
Enfin, pour amorcer la mesure numéro 4 (cibler les marchés à fort potentiel, comme l’Asie), des actions d’accompagnement à l’export seront testées, ces prochains mois avec l’agence de promotion alimentaire Sopexa, sur trois marchés considérés comme porteurs pour les débouchés français : le Japon, la Corée et la Chine.

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