Le ministre délégué à l’Agroalimentaire Guillaume Garot a estimé au micro d’Europe 1 le 16 octobre, qu’il fallait « changer les recettes pour qu’il y ait moins de sucre, moins de sel, moins de graisse dans les biscuits, les snacks, dans les apéritifs ». Par ailleurs, il entend travailler avec les entreprises, sur l’étiquetage, « car aujourd’hui pour comprendre une étiquette nutritionnelle, il faut quasiment être ingénieur chimiste », a-t-il poursuivi. Ces propos n’ont pas manqué de créer une polémique, Jean-René Buisson, président de l’Ania, Association des industriels de l’alimentaire, estimant « qu’on ne peut pas laisser un ministre de notre secteur dire qu’on fait n’importe quoi ». Il dit attendre une réaction de Matignon ou de Stéphane Le Foll qui désapprouve, a-t-il ajouté, estimant que les industriels ont déjà « amélioré les choses » en perfectionnant les recettes, adaptant les portions avec des étiquettes qui indiquent les composants. Sur les étiquettes, « la législation se décide au niveau européen et nous sommes contre des étiquettes avec des feux verts et rouges car elles seraient culpabilisantes pour le consommateur » et pourraient se retrouver sur des produits phares comme le camembert ou le foie gras, a réagi M. Buisson.
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