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Industries/Concurrence Guillaume Garot pour une promotion franco-allemande des produits agroalimentaires

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À l’occasion d’une rencontre organisée le 24 octobre par l’ambassadrice d’Allemagne à Paris, Suzanne Wasum-Rainer, le ministre délégué à l’Agroalimentaire Guillaume Garot a proposé au secrétaire d’État allemand au Parlement, Peter Bleser, d’avoir « une démarche partagée vis-à-vis des zones émergentes pour promouvoir les produits des deux pays ». Une proposition évidemment acceptée par Peter Bleser, dans le cadre d’une réunion consensuelle au cours de laquelle l’ambassadrice allemande accueillait plusieurs exposants du Sial. Lors d’un débat engagé avec ces visiteurs, trois des représentants allemands ont estimé ne pas se reposer sur les aides gouvernementales pour les aider dans la recherche de marchés extérieurs. « La seule aide que nous recevons est pour la participation aux salons internationaux », a explicité monsieur Abraham, un des dirigeants de la PME Abraham Brüder, spécialisée dans le jambon. Sans préciser toutefois que ces industries ne recevaient peut-être pas de subventions fédérales mais étaient largement accompagnées par les Länder. Il a également précisé que la pression des hard discounters contraignait les industriels à innover en permanence. Abordant le problème des distorsions salariales pouvant exister entre France et Allemagne, un des responsables de l’entreprise de viande Tönnies a reconnu que son entreprise « n’aurait pu se développer sans pouvoir disposer des personnels des pays de l’Est ». Une déclaration chaleureusement applaudie par le public. Avant d’indiquer ensuite « qu’il ne s’agit même pas d’un problème de coût, aucun Allemand n’acceptant de travailler dans un abattoir aujourd’hui ». Le groupe Tönnies (actuellement objet de turbulences familiales) réalise un chiffre d’affaires de 4 ,6 milliards d’euros, dont 60% à l’exportation et emploie 8 000 personnes sur 27 sites de production. Catherine Chapalain, directrice générale de l’Ania, qui représentait les industriels français a pour sa part estimé que « la grande distribution en France tirait l’ensemble de la filière vers le bas » et a souhaité que soient levées les ambiguïtés et imprécisions de la LME.

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