À l’approche des fêtes de fin d’année, le magazine 60 millions de consommateurs, associé à l’émission Thalassa sur France 3, s’est penché sur les saumons d’élevage. S’il apparaît que depuis le scandale des fermes d’élevage en Norvège en 2013, la filière a fait de gros efforts pour améliorer la qualité, puisqu’une nette diminution des taux de dioxines, PCB et mercure a été observée, le label bio ne représente pas une garantie absolue de « propreté ». On peut en effet trouver des traces de résidus de PCB, de métaux lourds et de pesticides dans le saumon bio, en particulier frais.
La découverte n’est certes pas nouvelle, la tendance ayant déjà été observée en 2014 lors de précédents tests, rappelle le magazine. Ce qui est plus surprenant en revanche, c’est que les saumons dits conventionnels « apparaissent plus vertueux en termes de contamination ». En cause ? Plutôt qu’un problème d’environnement, c’est l’alimentation des poissons qui est pointée du doigt !
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Les poissons d’élevage bio sont nourris de farines et d’huiles issues de pêche durable, des poissons eux-mêmes gavés de tous les polluants qu’on trouve en mer. Sans parler de la présence de pesticides pourtant interdits depuis des années, trouvés uniquement dans les saumons frais, ce qui est bien la preuve de leur persistance dans les milieux naturels.
Qu’on se rassure malgré tout : même si le bio est le moins bien classé, aucun des saumons frais et fumés passés au crible ne dépasse les seuils de contamination réglementaires. Ce qu’il faut surtout retenir, c’est qu’il est important pour la santé de manger des poissons gras. Et là où il y a urgence c’est qu’il faut faire stopper l’utilisation des pesticides et autres produits nocifs dans toutes les filières d’approvisionnement, afin qu’on ne les retrouve ni dans la nature et ni inévitablement dans nos assiettes.