La Commission européenne a annoncé, le 1 septembre, la mise à disposition, sur Internet, d’une base de données permettant de consulter l’ensemble des limites maximales de résidus de pesticides (LMR) tolérées dans les aliments . Les listes nationales de LMR sont supprimées au profit d’une seule liste applicable dans l’ensemble de la Communauté. Celle-ci couvre quelque 1100 substances pour 315 produits agricoles différents.
«La réglementation précédente des LMR était trop complexe, car elle associait certaines dispositions harmonisées à l’échelon de l’Union à des règles nationales divergentes », explique la Commission européenne. Il était dès lors difficile de savoir quelle LMR était applicable, précise l’exécutif européen. Malgré tout, la nouvelle législation ne satisfait pas les organisations écologistes qui l’accusent de faire augmenter « de façon spectaculaire » certaines LMR. Selon le « Réseau d’action contre les pesticides », la consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait désormais poser des risques pour la santé des enfants. « En augmentant les LMR, la Commission européenne nous entraîne vers une contamination toujours plus importante de plus en plus de pesticides dans les aliments (…). La Commission a identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes », déplore le réseau.
A l’inverse, la commissaire européenne à la santé, Androulla Vassiliou, considère que « les nouvelles dispositions sont régies par le principe selon lequel les denrées alimentaires produites ou importées dans un Etat membre doivent être sûres pour les consommateurs dans l’ensemble des Etats membres ». Elles donnent l’assurance que la quantité de résidus de pesticides ne présente « pas d’effet dommageable », assure Mme Vassiliou.
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De son côté, les fabricants de produits phytopharmaceutiques (ECPA) ont « applaudi » l’entrée en vigueur de cette harmonisation. Selon eux, « en améliorant le fonctionnement du marché, cette législation va faciliter l’approvisionnement en grande quantité de fruits et légumes variés, avec tous les bénéfices que cela apporte pour la santé des citoyens européens ».