Le brasseur néerlandais Heineken a dégagé en 2008 un bénéfice net en baisse de 74% à 209 millions d’euros et reste «prudent» pour 2009 même si la consommation de bières devrait résister à la récession. Le groupe ayant acheté en mai, conjointement avec le danois Carlsberg, le britannique Scottish and Newcastle, son chiffre d’affaires est en hausse de 27% à 14,32 milliards d’euros et sa croissance interne est de 7,4%. Les volumes de bière du groupe ont augmenté de 16% (+3,6% en interne) à 161,5 millions d’hectolitres.
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La chute du bénéfice net s’explique par « les circonstances économiques exceptionnelles qui nous obligent à réduire la valeur de nos actifs en Russie, de notre investissement en Inde et de notre portefeuille de pubs au Royaume-Uni », a expliqué le p.-d.g. Jean-François von Boxmeer. « En particulier, la performance au Royaume-Uni a été en dessous de nos attentes, du fait de la combinaison de la récession, d’une hausse sans précédent des droits d’accise, de l’interdiction de fumer et de la chute de la livre ». Pour l’année 2009, Heineken reste prudent en constatant « un ralentissement sur plusieurs marchés fin 2008 ». « L’expérience passée montre que la consommation de bières est relativement résistante en période de récession économique, même s’il peut y avoir un report vers les bières les moins chères », ajoute le groupe. En 2009, la diminution du nombre d’employés continuera dans le cadre d’un programme de réduction des coûts, ajoute Heineken sans donner de chiffres.