Dans un contexte difficile dans le prolongement de 2011, Hénaff n’a pu faire mieux que maintenir ses ventes au niveau de l’année précédente et devrait enregistrer pour la première fois de son histoire un résultat négatif. Le groupe se veut toutefois confiant, tablant sur la notoriété de ses produits phare que sont les pâtés et rillettes et fondant de grands espoirs à terme sur ses saucisses mais aussi sur sa capacité d’innovation.
L'entreprise bretonne Hénaff, numéro un des pâtés et rillettes en conserve en France, a annoncé le 25 mars un chiffre d'affaires stable en 2012 à 42,6 millions€, contre 42,8 millions € en 2011. « L'année 2012 aura été une année extrêmement difficile », a expliqué Loïc Hénaff, mettant en avant la hausse du prix du porc, du fait de l'augmentation du coût des céréales, mais aussi la difficulté à répercuter aux distributeurs une partie de ces hausses. S’il a trouvé « totalement justifiée la hausse des prix du porc, car il faut bien que les éleveurs vivent », il avoue avoir été surpris « par la violence de cette hausse ». D’autant que les industriels ont dû composer avec les distributeurs engagés dans une guerre des prix et « enclins à maintenir la stabilité des prix en magasins vis-à vis d’un consommateur plus regardant avec la crise». La société a donc dû réduire ses marges et cela se traduira par un exercice déficitaire en termes de résultats. Une contreperformance que n’ont pas pu endiguer des réductions importantes dans les efforts promotionnels et un décalage vers des jours meilleurs des investissements dans la rénovation des outils industriels. Le groupe ne veut toutefois pas baisser les bras et entend renouer avec une dynamique d’expansion.
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