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Génétique animale/stratégie Hendrix Génétics vise le leadership mondial

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De challenger mondial de la sélection animale des non-ruminants (derrière l'allemand Waishofen), le néerlandais Hendrix Genetics ambitionne d'en devenir le champion à terme, a indiqué fin octobre son président, Thijs Hendrix, à l'occasion de l'inauguration du siège social de ses activités en France à Ploufragan (Côtes d'Armor). Le rachat en septembre dernier va lui permettre d’accélérer cette ambition, après une longue série de croissance externe.

Dans un secteur fortement concentré, le groupe présent en sélection de poules pondeuses (ISA), de porcs (Hypor), de dindes (Hybrid), d'aquaculture (Landcatch Natural Selection) et en distribution avicole (Grelier, SFPA, Joice and Hill, Integra) table sur un chiffre d'affaires 2012 de 300 millions € (140 en sélection, 160 en distribution), avec 2100 collaborateurs, dont 60 % basés en France. Hendrix Genetics a été constitué en 2005 en intégrant l'Institut de Sélection animale, SFPA, et Hendrix Poultry Breeders. Il a depuis mené une intense politique de croissance externe. En sélection, Hendrix Genetics a repris Euribrid en 2007 (sélection multi-espèces) et Landcatch Natural Selection en 2010 (sélection aquacole en Ecosse) et en distribution ponte, le groupe néerlandais a pris le contrôle d'Integra en 2009 (République Tchèque) et de Joice and Hill en 2010 (Royaume-Uni). Mais le point d'orgue de cette stratégie, c'est le rachat de 100 % des parts de Grelier (Maine-et-Loire), en septembre dernier.

Conditions optimales de croissance
Ce groupe spécialisé dans la sélection dindes et la distribution avicole a réalisé, en 2010, 135 millions € de CA avec 1 000 salariés. A l'occasion de cette opération qui lui permet de quasiment doubler de taille (en 2012 après consolidation du CA de Grelier dans son bilan), Hendrix Genetics fait entrer dans son capital les vendeurs, Jean-Marc et Dominique Grelier, « pour un peu moins de 10 % », selon Antoon van den Berg, directeur général du groupe. Le capital de Hendrix Genetics est actuellement détenu par la famille Hendrix (66 %), le management (22 %) et Sofiproteol (12 %), entré dans le groupe en 2008. Il sera dilué pour faire de la place aux Grelier. Cette politique de croissance externe (depuis 2005) payée près de 200 millions €, toujours selon van den Berg, doit placer Hendrix Genetics dans les conditions optimales pour de la croissance organique future. « Ces acquisitions nous permettent de disposer de suffisamment de matière grise pour nos développements futurs », précise Laurent Taalbi, directeur France de Hendrix Genetics. Lequel ajoute ne pas exclure d'autres opérations de croissance externe à l'avenir. Le groupe dit investir 15 % du CA de ses divisions « sélection » (140 millions €) dans la R&D et consacrer entre 10 et 15 millions € par an « dans ses installations, outils de production et systèmes d'information ». Il vient d'investir 2 millions € dans son siège social France, à Ploufragan qui devient ainsi une de ses trois bases de recherche, avec les Pays-Bas et le Canada. Hendrix Genetics estime que « 70 % de l'approvisionnement supplémentaire de nourriture devront nécessairement venir d'une amélioration de l'efficacité technique et technologique ».

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