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Prix du lait Henri Brichart invite les syndicats minoritaires à « échanger » avec la FNPL

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Alors que les syndicats minoritaires demandent depuis plusieurs semaines une renégociation du prix du lait pour le 4e trimestre 2009 au motif que les cours des produits industriels remontent, la FNPL, qui défend l’accord du 3 juin, fait une ouverture. Il ne s’agit pas de remettre en cause cet accord, a indiqué Henri Brichart, le président de la FNPL, mais de l’« expliquer » autour d’une table où sont invités – s’ils le souhaitent – les syndicats minoritaires Confédération paysanne et Coordination rurale. Une première.

Une ouverture vers les syndicats minoritaires mais à pas comptés. Six mois après l’accord décrié du 3 juin 2009 sur le prix du lait, Henri Brichart, au nom de la FNPL, a décidé d’inviter les syndicats minoritaires, Coordination rurale et Confédération paysanne à « échanger ». Un courrier devrait être adressé à ces deux syndicats tout prochainement. Cette ouverture n’est en aucun cas un début de remise en cause de l’accord du 3 juin. Cet accord doit s’appliquer en 2010 selon les mêmes modalités de calcul que ceux définis en 2009, explique la FNPL. Il n’y a selon le syndicat aucune raison de négocier un nouvel accord pour le 4e trimestre. Le prix du lait pour le premier trimestre 2010 pourrait augmenter de 3 à 8,4 % par rapport au premier trimestre 2009, indique Henri Brichart. Cette fourchette d’augmentation tient compte du mix-produit des entreprises. En clair, cette augmentation de 3 % concernerait les entreprises peu impliquées dans le marché des produits industriels (beurre et poudre). La hausse de 8,4 % s’appliquerait à celles très liées à ces marchés peu valorisés. Selon l’accord, ce sont les indicateurs du quatrième trimestre 2009 qui sont utilisés pour définir une tendance pour le premier trimestre 2010. N’ayant qu’une connaissance encore parcellaire des évolutions pour le 4e trimestre, il convient de manier cette fourchette de hausse avec la plus grande prudence, souligne la FNPL.

Pas de contrat individuel
Autre sujet qui fâche le monde laitier : la contractualisation. Et un motif de satisfaction pour la FNPL : le renvoi de l’ensemble du dossier contractualisation dans la LMAF. Il avait été fortement question de faire passer cette obligation de contractualiser dans le projet de loi de finances 2010 pour une application dès janvier 2010. C’est-à-dire demain. Le syndicalisme gagne ainsi du temps et, espère-t-il, de la cohérence dans le contenu futur des contrats. Un temps nécessaire à l’organisation des producteurs de lait « sur des périmètres à inventer au niveau des territoires », souligne Henri Brichart. « Nous ne voulons pas de contrat individuel », a-t-il rappelé. « Si les contrats ne sont pas conformes, la FNPL demandera aux producteurs de ne pas les signer », prévient-elle. Par contre, la FNPL laisse l’association des producteurs de lait livreurs à Entremont négocier leur futur « droit d’entrée » de la nouvelle entité Sodiaal Entremont. Un droit d’entrée prévu pour aider au financement du redressement de la société. La FNPL n’a pas souhaité commenter la proposition faite par Sodiaal qui a pourtant du mal à passer auprès des producteurs de lait concernés.

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