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Invité par la FNPFC à s’exprimer en tant que vice-président de la FNSEA, Henri Brichart, ancien président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), a rappelé pourquoi la FNSEA est favorable à une représentation des autres syndicats agricoles dans les interprofessions.
À la suite d’une remise en cause des cotisations volontaires obligatoires (CVO) par des membres d’une interprofession viticole, le Conseil constitutionnel a été amené en février dernier à repréciser ce que sont les interprofessions : ce sont des associations de droit privé, et les CVO « ne sont pas des impôts ». Les interprofessions « sont des associations créées par des professionnels qui veulent, malgré des intérêts divergents, mener des actions ensemble ». La condition est que leur profession ait le même objet.
Par exemple la présence de céréaliers en tant que tels dans une interprofession fruitière n’aurait aucun sens.
Henri Brichart a fait remarquer que déjà dans le domaine des appellations, les syndicats de défense des productions, que sont les organismes de défense et de gestion, sont avant tout professionnels et non politisés.
Ce qui doit rassembler les membres d’une interprofession, c’est la volonté de travailler en vue d’un projet commun. Ce qui ouvre à des membres de toutes couleurs syndicales la possibilité de participer aux projets des interprofessions.
« Si l’interprofession devient un enjeu de bataille syndicale, on perd beaucoup de l’intérêt de travailler ensemble », a souligné le vice-président de la FNSEA.
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