Le ministre de l'Agriculture a annoncé le 2 février plusieurs mesures destinées à développer l'agriculture biologique et à combler le retard de la France dans ce domaine. Un montant de 4,5 millions d'euros sur trois ans sera consacré à des actions de communication et les conditions d'utilisation du logo AB seront « clarifiées ».
Le ministre de l'Agriculture, Hervé Gaymard, a annoncé le 2 février dernier une série de mesures pour favoriser le développement de l'agriculture biologique : 13 % de l'enveloppe nationale des Contrats agriculture durable (CAD), soit 50 millions d'euros engagés sur cinq ans, seront mobilisés pour favoriser la conversion au bio ; 10,8 millions d'euros sur trois ans seront consacrés aux actions de promotion de la production et de la transformation ; la dotation de l'Agence Bio par le ministère de l'Agriculture sera en augmentation de 12 % et atteindra 1,1 million d'euros. Des actions de communication grand public seront en outre co-financées par l'Europe, les professionnels et l'Etat pour un montant global de 4,5 millions d'euros sur trois ans. Les conditions d'utilisation du logo AB (agriculture biologique) seront clarifiées et l'enseignement agricole intégrera des modules dans ses formations. Le logo pourra notamment être appliqué sur des produits importés des pays tiers, sous garantie du respect des conditions de production, de transformation et de contrôle équivalentes.
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Contrôles
Les dispositions concernant les produits importés ont suscité des réactions. L'UFC-Que Choisir a ainsi déclaré qu'elle « aurait néanmoins souhaité que ce plan contienne des mesures spécifiques pour garantir aux consommateurs que les produits importés respectent les réglementations en vigueur sur la production biologique ». Cependant, l'organisation soutient « globalement » le plan d'Hervé Gaymard, qui « devrait permettre à la France de combler son retard par rapport à ses voisins européens ». La France consacre quelque 1,3 % de ses surfaces cultivées au bio, ce qui la place au treizième rang européen.