Le ministre de l’Agriculture français a soutenu l’idée d’une baisse de 1 % des quotas laitiers devant ses collègues européens à Bruxelles, lors du Conseil agricole le 24 février.
Le régime crétois tue le beurre » ! Face à l’évolution des habitudes alimentaires des consommateurs, le ministre de l’Agriculture français a défendu l’idée d’une réduction des quotas laitiers en Europe lors du conseil agricole à Bruxelles, le 24 janvier… D’autant qu’« une baisse de 1 % des quotas permettrait une économie de 350 millions d’euros sur le budget de l’UE en dépenses d’intervention et provoquerait un raffermissement des prix pour les producteurs», a expliqué le ministre – semble-t-il sans convaincre ses homologues européens.
« Innovation et inventivité »
Tout comme le commissaire européen à l’Agriculture Franz Fischler, la présidence irlandaise du Conseil reconnaît la pression sur les prix mais estime que l’« utilisation de tous les instruments d’aide actuel » devrait suffire à surmonter la surproduction qui affecte la filière laitière en France et dans d’autres pays européens. Quoi qu’il en soit, un groupe de travail sur cette question sera mis en place.
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Mais le ministre français semble attaché à l’idée d’utiliser les quotas comme « instrument de gestion de l’offre ». Il déplore que depuis 1992, les quotas n’aient évolué « qu’à la hausse ». D’autant qu’il pose la question de la pertinence de l’indexation du prix du lait sur les produits industriels, poudre de lait ou beurre.
De source européenne, la France serait prête à demander le droit de baisser ses quotas laitiers, indépendamment de ses partenaires. Hervé Gaymard en appelle à « de l’imagination et de l’inventivité sur ce dossier ».