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Hexane : une mission flash de l’Assemblée étrille Avril et demande l’étiquetage

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Les députés de la mission d’information flash sur l’hexane, Richard Ramos (Modem, Loiret) et Julien Gabarron (RN, Hérault) ont présenté leurs conclusions, le 28 janvier, en commission des affaires économiques. Dans leur synthèse, ils ne demandent pas l’interdiction de l’hexane dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, contrairement à la proposition de loi (PPL) déposée par Richard Ramos en mars. « Le risque pour la santé humaine doit être la seule boussole de l’Efsa et des décideurs publics s’agissant de la question de l’interdiction de l’hexane en tant que solvant d’extraction », indique la mission. Pour rappel, l’Efsa conduit une réévaluation des risques de l’hexane, dont les conclusions sont attendues d’ici fin novembre 2027 selon la Fediol (association européenne des industries d’huiles végétales et de farines protéiques).

Pour autant, la mission flash estime qu’« anticiper » l’interdiction de l’hexane est une opportunité que la filière des huiles alimentaires devrait saisir. Elle étrille au passage le groupe Avril qui « semble aujourd’hui arc-bouté sur la défense de l’hexane », malgré l’existence d’alternatives plus ou moins adaptées à la filière huiles (2-méthyloxolane, CO2 supercritique). En outre, la mission appelle à poursuivre les « études comparatives sur animaux ». Elle demande d’instaurer « immédiatement » un étiquetage obligatoire pour les huiles et « d’envisager » son extension pour les produits transformés et d’origine animale. Réagissant à la présentation de la mission, dans un communiqué le même jour, la Fédération des industries des corps gras estime que le rapport « confirme qu’il n’y a aucune alerte sanitaire » et qu’il « tire des conclusions inutilement anxiogènes ».

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LM

Ils ne demandent pas l’interdiction