« Les crises alimentaires mondiales sont à nouveau en train de monter », a declaré le 6 mai, Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine dans une intervention devant la FAO, l’agence de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation.
Selon une estimation de la Banque mondiale citée par Mme Clinton, les tensions actuelles sur les marchés agricoles aggraveraient le risque de malnutrition pour 44 millions de personnes. La sécurité alimentaire est une priorité de la politique étrangère des Etats-Unis, a-t-elle assuré, ajoutant que « si nous n’agissons pas maintenant pour améliorer la sécurité alimentaire, nous risquons de ne jamais combler » le déficit de produits alimentaires. Mme Clinton a mis en cause certaines des réponses publiques aux pénuries, telles que les taxes et les restrictions à l’exportation qui, selon elle, « dissuadent les paysans de produire plus ».« La coopération peut empêcher la spirale des prix à la hausse, et nous devons tout faire ensemble pour rendre les marchés plus efficaces », a-t-elle affirmé. Mme Clinton a aussi appelé à développer la recherche pour obtenir des plantes moins consommatrices d’eau. L’administration du président américain Barack Obama a promis d’inverser la tendance qui a ramené, ces dernières années, la part de l’aide aux productions agricoles dans les pays pauvres à 5 % de l’aide mondiale au développement. Le plan Feed The Future prévoit d’investir 3,5 milliards de dollars sur trois ans dans des programmes d’amélioration durable de la productivité conçus par les pays qui reçoivent cette assistance.
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