La grippe aviaire, provoquée par une souche A du virus grippal (H5, H7, H9), a été identifiée il y a plus de 100 ans en Italie. Mais les premiers cas connus de passage direct d’une souche H5N1 à l’homme sont survenus à Hong Kong (18 cas d’infection respiratoire, 6 morts) en 1997. Ces virus aviaires sont excrétés par les oiseaux infectés au niveau respiratoire et digestif. Plumes souillées par les fientes et poussières contaminées par des particules de fèces sont des sources potentielles de contamination de l’homme.
Jusqu’à présent, les flambées de grippe aviaire ont été causées par des virus hautement pathogènes pour la volaille, H5 et H7. En 2003, aux Pays-Bas, une épidémie due à une souche H7N7 a conduit à l’abattage d’environ 30 millions de volailles. 83 cas bénins (conjonctivites) ont été décelés chez le personnel des élevages ou d’abattage et un vétérinaire est décédé.
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A l’heure actuelle, parmi les virus de grippe aviaire, le H5N1 est le plus inquiétant, selon les experts. Les variants de H5N1 ont montré leur capacité à infecter directement l’homme en 1997 et ont récidivé au Vietnam en janvier 2004. Le H5N1 a déjà entraîné plus de 60 décès d’êtres humains depuis 2003. Aucun cas humain n’a été rapporté en Russie.
La propagation de l’infection chez les oiseaux augmente les possibilités d’infection directe de l’homme. Les oiseaux sauvages ou aquatiques servent de longue date de « réservoir » de virus grippaux. « L’émergence d’un virus pandémique a plus de chance de survenir en Asie, en Asie du Sud-Est, que dans des pays industrialisés », remarque Jean-Thierry Aubin, directeur adjoint du centre national de référence de la grippe (Institut Pasteur, Paris). On trouve en effet en Asie du Sud-Est des conditions correspondant à des « bouillons de culture » avec des relations entre différentes espèces (canards, volailles, cochons) et l’homme, ce qui favorise le brassage génétique du virus, explique-t-il.