À l’issue d’une entrevue le 8 juin avec les représentants de la filière horticole, le ministre de l’Agriculture annonce, dans un communiqué le 8 juin, l’ouverture d’un « dispositif d’indemnisation exceptionnel » à destination de ce secteur, comprenant une « mesure nationale de soutien liée à une partie de la destruction de ces végétaux […] pour un montant de 25 M€ ». Dans un communiqué le lendemain, les producteurs de la FNPHP « salue(nt) la volonté du ministre » mais demandent « que les travaux […] se poursuivent ». De même, la présidente de l’interprofession (Valhor) y voit « un geste fort et inédit ».
Lors d’une première rencontre le 15 mai, trois pistes de soutien avaient été mises sur la table par le ministère : d’abord cette mesure de compensation financière pour destruction de stocks de végétaux prévue par « l’article 222 de l’OCM » ; mais aussi « une exonération des charges patronales sur les salaires pour la période de confinement » et un soutien des pouvoirs publics à la promotion des produits de l’horticulture.
Lors de la rencontre du 8 juin, le ministre aurait réitéré son souhait de voir la filière bénéficier « d’une exonération partielle ou totale des charges sociales sur la période de confinement », rapporte la FNPHP (FNSEA). Le syndicat annonce qu’il sera vigilant concernant « les entreprises les plus touchées » et le montant global du soutien qui « devra être d’un niveau équivalent à celle donnée à nos concurrents dans les autres pays européens ». L’interprofession Valhor va un peu plus loin ; pour elle, « le compte y sera dès lors que les entreprises pourront bénéficier également des exonérations de charges sociales et, au besoin, du recours prolongé au chômage partiel ».
« Un geste fort et inédit », salue l’interprofession