Les associations écologistes France Nature environnement et Greenpeace France ont saisi le 28 février le jury de déontologie publicitaire pour « opération de greenwashing » à laquelle se livrerait Total pour verdir son image. Sur son site internet, le pétrolier revendique un « approvisionnement en matières premières 100 % durable », relèvent-elles. « À lire le site internet de Total, son usine de La Mède, fabriquant des agrocarburants, serait un parfait modèle d’industrie verte. Pourtant la réalité est bien différente », avancent les ONG. Pour les deux organisations, l’approvisionnement du site de La Mède « n’est pas 100 % durable ». L’usine est autorisée à importer 650 000 tonnes d’huiles par an, « ce qui est problématique quand on sait que la production d’huile de palme est l’une des principales causes de déforestation en Asie du Sud-Est ». La monoculture du palmier à huile « contribue à la perte de la biodiversité et à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre ». Pour s’assurer que 100 % des huiles sont certifiées durables, Greenpeace France a enquêté sur la chaîne d’approvisionnement en huile de palme de Total. Le constat « est sans appel » : la traçabilité de certains approvisionnements « est impossible » en raison du système de certification choisi (« mass balance »), qui mélange les huiles dites « durables » et « non durables ».
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