Par la voix du commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan, la Commission européenne a réfuté les affirmations d’un eurodéputé grec, selon lequel – vu la faiblesse persistante de la demande mondiale –, le marché communautaire de l’huile d’olive risque de connaître une période de surproduction dans les mois à venir, laquelle surproduction pourrait être aggravée par des importations en provenance de pays tiers liés à l’UE par des accords de libre échange. Le commissaire européen a maintenu que sur la base des chiffres estimés par le Conseil oléicole international (COI), la production mondiale d'huile d'olive pour l'année de récolte 2017/2018 s'élèvera à 2 894 000 tonnes, tandis que la consommation mondiale s'élèvera quant à elle à 2 954 000 tonnes. De même, la consommation mondiale totale pour la période 2012/2017 est supérieure à la production mondiale totale pour la même période. Il a ajouté que sur la base des déclarations des États membres et des données du COI, il est estimé que les chiffres de production de l'Union pour la récolte 2017/2018 seront légèrement inférieurs à la moyenne des cinq dernières récoltes, que la consommation de l'Union augmentera de 5 % et que les stocks à la fin de la récolte actuelle diminueront de 15 %.
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Selon le commissaire irlandais, il faudrait au contraire s'attendre à ce que la situation du marché de l'huile d'olive de l'Union soit équilibrée au cours de la récolte 2017/2018. Quant à la question du PPE grec, Manolis Kefalogiannis, sur les instruments de soutien aux exportations d'huile d'olive prévus par la Commission pour aider le secteur, Phil Hogan a rappelé que l’UE promeut ses produits alimentaires, y compris l'huile d'olive, tant au niveau interne que dans les pays tiers, grâce à sa politique de promotion des produits agroalimentaires qui vise à sensibiliser davantage les consommateurs aux mérites des produits agricoles et des méthodes de production de l'UE, à mieux faire connaître et reconnaître les régimes de qualité de l'UE et à accroître la compétitivité, la consommation et les parts de marché des produits agricoles de l'Union. Il a précisé que dans le cadre du programme de travail annuel pour 2018, quelque 155 millions d'euros sont disponibles pour des programmes de promotion ciblant soit le marché intérieur, soit les pays tiers et pour lesquels l'huile d'olive et les olives sont éligibles. En ce qui concerne les importations d'huile d'olive dans les conditions prévues par les accords commerciaux existants entre l'UE et les pays tiers, le commissaire s’est limité à répondre : « L'Union respectera ses engagements...».