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Huit millions d’euros pour accélérer le développement de DGF

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Le concepteur et distributeur de produits pour les boulangers et pâtissiers vient de lever 8 millions d’euros auprès de ses actionnaires historiques. Il prévoit d’accélérer sa croissance en investissant dans ses équipements en France et en poursuivant sa politique active d’acquisition de distributeurs locaux.

Le concepteur et distributeur de produits pour les boulangers et pâtissiers vient de lever 8 millions d’euros auprès de ses actionnaires historiques. Il prévoit d’accélérer sa croissance en investissant dans ses équipements en France et en poursuivant sa politique active d’acquisition de distributeurs locaux.

DGF (350 millions d’euros de chiffre d’affaires sous enseigne en 2018, en hausse de 2,5 % par rapport à 2017) va pouvoir poursuivre sa stratégie visant à renforcer son implantation régionale grâce aux 8 millions d’euros qu’il vient de lever auprès de ses actionnaires historiques. « Nos trois actionnaires, 21 France Invest, Amundi Private Equity et NCI souscrivent à la levée de fonds qui va compléter nos capacités financières actuelles pour nous permettre d’accélérer notre plan de développement ambitieux », explique Stéphane Cortier, président de DGF.

En effet, les fonds apportés au capital vont être mobilisés pour servir une stratégie de développement arrêtée en 2017 à l’occasion de l’arrivée de Stéphane Cortier à la tête de DGF. Neuf acquisitions ont été réalisées en cinq ans, et le rythme va se poursuivre à un niveau soutenu. « Nous ciblons des distributeurs français de dimension locale et de tailles très variables, comme les acquisitions récentes de Val de Seine Distribution, qui réalise 25 millions d’euros de chiffre d’affaires par an ou le poitevin Canterel qui enregistre 4 millions d’euros de ventes annuelles », explique Stéphane Cortier. « Les opportunités sont liées à des dirigeants qui partent à la retraite ou qui souhaitent bénéficier d’un catalogue aussi étoffé que le nôtre », explique-t-il. Souvent, suite à une acquisition, le dirigeant reste en place, mais sans devenir actionnaire de DGF.

Une nouvelle plateforme en Ile-de-France

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Les fonds vont aussi être mobilisés pour l’agrandissement des plateformes logistiques en France, afin de renforcer le maillage territorial du pays. Ainsi, les sites de DGF sont arrivés aux limites de leurs capacités en Ile-de-France et dans le Nord-Est. Dans la région parisienne, DGF prévoit la construction d’un nouveau site. À chaque fois, il s’agit d’investissements conséquents, chiffrés par l’entreprise à environ 3 millions d’euros par nouveau site.

Si ce développement est centré sur la France, l’international n’est pas laissé de côté. DGF exporte déjà vers 80 pays (35 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’export en 2018), travaillant systématiquement avec des partenaires locaux. L’entreprise va continuer de travailler les marchés du Golfe persique et d’Asie, qui sont importants. Dans les prochaines semaines, il va expédier ses premières cargaisons vers la Corée du Sud, et il mise sur les États-Unis, où il travaille déjà avec deux importateurs.

Les nouvelles tendances alimentaires sont un autre axe de croissance pour DGF qui veut accompagner ses clients boulangers et pâtissiers vers le snacking et la vente à emporter. Son catalogue constitué de 3 000 références à marque propre, et 6 000 références si on ajoute les marques nationales, évolue dans ce sens. « Le catalogue snacking a été lancé en début d’année, en fin d’année nous aurons une gamme bio complète et nous travaillons sur des références sans gluten », affirme Stéphane Cordier. Après avoir concrétisé de nombreux projets en 2017, qui ont pesé sur la rentabilité, DGF prévoit un Ebitda de 5 à 6 millions d’euros en 2019, et un retour à une croissance soutenue de son chiffre d’affaires. En 2018, DGF a réalisé 350 millions d’euros de ventes sous enseignes (les deux tiers sont issues du réseau intégré et un tiers des adhérents indépendants), en hausse de 2,5 % par rapport à 2017. Selon le p.-d.g., les ventes 2019 devraient être en hausse de 10 % cette année, hors acquisitions et hors variations du coût des matières premières.