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OGM Huit mois de prison ferme requis contre José Bové

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Un procès s’est ouvert le 27 août au tribunal correctionnel de Bordeaux contre 12 faucheurs d’OGM, dont José Bové, ainsi qu’un maïsiculteur. Le délibéré doit avoir lieu le 22 octobre.

Huit mois de prison ferme et quatre ans de privation de ses droits civiques : voilà ce que risque José Bové, leader altermondialiste et militant anti-OGM, dans le procès qui s’est ouvert le 27 août au tribunal correctionnel de Bordeaux. Ce procès concerne 12 faucheurs, dont José Bové, ainsi qu’un maïsiculteur. Une première. Les faits jugés remontent au 4 novembre 2006. Soutenu par 150 faucheurs volontaires, José Bové avait organisé une opération visant à rendre impropre à la consommation 2 000 tonnes de maïs OGM stockées sur la ferme d’un agriculteur du sud de la Gironde, Marc Giblet. Celui-ci avait riposté en faisant feu sur des militants anti-OGM. Désarmé par les faucheurs, l’agriculteur avait ensuite éperonné avec sa voiture plusieurs véhicules appartenant aux militants.

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Le procureur de la République, Jérôme Bourrier, a demandé des peines de dix mois avec sursis contre Marc Giblet, six mois avec sursis contre deux des militants anti-OGM, puis quatre mois avec sursis pour les neuf autres faucheurs. Jérôme Bourrier a évoqué dans son réquisitoire les « agissements compulsifs qui résultent d’un Œdipe mal négocié » de José Bové. Des propos condamnés par Noël Mamère, député vert et maire de Bègles. Concernant Marc Giblet, le procureur a indiqué qu’il était possible d’ « envisager la thèse de la légitime défense ». Le tribunal a mis en délibéré sa décision au 22 octobre.