La société I-lunch, qui livre des repas aux actifs et propose une cantine connectée aux entreprises, rejoint les acteurs de son secteur en s’engageant à supprimer la plupart des emballages à usage unique. Elle doit annoncer prochainement le bouclage d’une levée de fonds de 5 millions d’euros.
Très engagé depuis son lancement dans le réemploi des contenants alimentaires, I-lunch, qui propose des solutions de repas livrés aux salariés d’Ile-de-France, a annoncé le 5 juillet avoir signé la Charte d’engagement sur la réduction de l’impact environnemental des emballages et le développement du réemploi. Cette charte mise au point sous l’égide du ministère de la Transition écologique avait été approuvée par dix-neuf acteurs de la restauration livrée mi-février : les plateformes d’intermédiation (Uber Eats, Deliveroo, Tiptoque, CoopCycle, Stuart), les restaurants virtuels fonctionnant à partir d’une cuisine centrale (Frichti, Nestor, Popchef, Foodchéri, Foodles, Saveurs et Vie), les porteurs de solutions de réemploi dans le secteur de la restauration livrée (Uzaje, Green Go, Reconcil, En boîte le plat, Pyxo) et les fabricants et fournisseurs d’emballages ou contenants (Metro, Pyrex, Arc International). Elle s’inscrit dans le cadre de la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire prévoyant notamment la suppression des emballages plastiques à usage unique d’ici 2040.
À ce sujet, I-lunch rappelle que 40 % de ses clients sont aujourd’hui livrés dans des contenants réutilisables et qu’elle souhaite atteindre les 100 %, taux qu’elle avait atteint avant la crise du Covid-19. La charte prévoit que les signataires devront réemployer l’intégralité des contenants livrés sur les lieux de restauration en entreprise d’ici le 1er janvier 2023 (1er janvier 2022 pour le portage de repas quotidien à domicile). I-lunch estime être en avance sur l’objectif d’atteindre 100 % de contenants et emballages recyclables dès le 1er janvier 2022 contenu dans la charte<0x2009>: « Aujourd’hui, tous les matériaux livrés par I-lunch sont recyclables », souligne-t-elle.
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La fondatrice et dirigeante de l’entreprise Victoria Benhaïm estime que « la crise du Covid-19 a eu un effet sur les comportements en donnant un coup d’accélérateur aux solutions digitales et à la lutte contre les plastiques à usages unique ». Lancé en 2017, I-lunch avait « un temps d’avance », selon elle sur la question des emballages qui se révèle aujourd’hui d’actualité.
« Nous devons gérer un important flux de demandes entrantes, lié au retour au bureau des salariés », constate Victoria Benhaïm, qui développe en plus du portage de repas aux salariés, une solution de cantine connectée, alternative aux cantines traditionnelles en perte de vitesse. Pour cela, elle recrute actuellement quarante-trois salariés pour l’ensemble des fonctions : des commerciaux surtout, mais aussi pour le service clients, les achats, la logistique, la cuisine, les nouvelles technologies, la R & D et la communication. Ce qui permettra à I-lunch de doubler ses effectifs d’ici la fin 2021. Une nouvelle directrice commerciale vient de prendre ses fonctions en la personne d’Audrey Mattera, ex-directrice nationale des ventes et directrice commerciale et marketing BtoB de Smartbox Group. En parallèle de ce chantier, Victoria Benhaïm prévoit de boucler une levée de fonds de 5 millions d’euros d’ici la fin juillet, en capital et en dette, auprès de partenaires financiers déjà présents au tour de table et auprès de nouveaux venus.