L’incorporation de biodiesel dans les carburants engendre une baisse significative d’émission de particules polluantes par les voitures, selon une étude de l’IFP Énergies Nouvelles (Ifpen) réalisée pour le compte du groupe Avril, a indiqué celui-ci le 21 décembre. Selon cette étude, un moteur utilisant 10 % de biodiesel voit ses émissions de particules reculer de 20 % par rapport au gazole. Un chiffre porté à 43 % lorsque le biodiesel est incorporé à hauteur de 30 % dans un véhicule non équipé de filtre à particules. Dans les véhicules équipés de filtres à particules (les normes anti-pollution Euro 5 et 6 de la Commission européenne imposent le filtre à particules), les émissions sont « quasi nulles » avec le biodiesel. Cet abaissement de l’émission de particules « s’explique principalement par la composition de ce biodiesel, qui contient de l’oxygène favorisant la combustion du carburant », commente Kristell Guizouarn, présidente d’Estérifrance, le syndicat des estérificateurs français.
Pour la réalisation de cette synthèse, trois véhicules ont été testés : deux au diesel (l’un équipé de filtre à particules, l’autre sans) et un véhicule à essence à injection directe. Les carburants testés ont été le B8 (biodiesel à 8 %), le B10, le B30, le gazole sans biodiesel comme carburant de référence et une essence commerciale à 5 % d’éthanol.
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Avril fait remarquer que l’étude n’a porté que sur un nombre limité de véhicules et de technologies et estime qu’une généralisation des impacts mesurés à l’ensemble du parc nécessiterait de tester un panel élargi. « Une investigation plus approfondie serait nécessaire pour expliquer les tendances observées », ainsi que certains débuts de tendances, comme une modification de la taille des particules émises quand on ajoute du biodiesel.