Les Etats généraux du paysage qui ont rassemblé le 8 février, près de 500 personnes au CES (Conseil économique et social) se placent dans la continuation d’une réflexion qui a été lancée en octobre 2004 avec la parution du Livre blanc sur les paysages. Ces Etats généraux ont permis de mettre en avant « une expression commune sur le paysage », selon Antoine de Boismenu, ancien directeur de la FNSAFER, à l’initiative du livre blanc sur les paysages. Une série de « recommandations » ont été validées le 8 février avec des points forts, notamment la mise en garde sur les risques d’une consommation excessive de terres agricoles.
«Oui, n’ayons pas peur de le dire, il faut définitivement mettre un terme au gaspillage de nos terres agricoles », a souligné André Thévenot, président de la FNSAFER, le 8 février, lors de son discours de clôture des Etats généraux du paysage. Cette journée de réflexion qui s’est déroulée au CES s’inscrit dans la continuité de la parution du livre blanc sur les paysage en 2004 et du lancement du manifeste sur les paysages, fruit d’une réflexion d’une quarantaine d’organismes, à l’initiative de la FNSAFER et de la fédération des conservatoires d’espaces naturels. Ce manifeste a aujourd’hui été signé par plus de 300 structures et plus de 450 signataires à titre individuel.
Une expression commune
Ces Etats généraux ont permis de mettre en avant « une expression commune sur le paysage », selon Antoine de Boismenu, ancien directeur de la FNSAFER, à l’initiative du livre blanc sur les paysages.
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C’est en effet un collectif d’organisations qui a émis un certain nombre de recommandations. Celles-ci reposent sur quatre objectifs : la création de paysages contemporains de qualité ; la coordination des interventions des acteurs du paysage ; la protection, la gestion et la valorisation du patrimoine paysager ; et l’économie de nos ressources ». Il s’agit plus particulièrement de limiter la consommation excessive de terres agricoles, fruit de « l’urbanisation et l’artificialisation ». « Evitons que les générations futures aient à nous reprocher le gaspillage des terres qui leur manqueront pour répondre à leurs besoins alimentaires et énergétiques mais aussi comme piège à carbone et source de biodiversité », explique André Thévenot. Dans ce contexte, Antoine de Boismenu estime « primordial de considérer que l’agriculture est indispensable à la ville tant pour son alimentation et son environnement». L’idée est aussi de « valoriser le monde agricole » dans cette problématique.
Pour économiser les ressources, il est « nécessaire d’intégrer du paysage dans les projets d’aménagement ou de territoire », recommande le collectif. Sans oublier « l’importance de la prise en compte du paysage comme ressource économique en tant que telle ». Enfin, comme symbole « fort d’engagement », André Thévenot souhaite que « l’Union européenne signe la convention européenne du paysage»