L’Association nationale de l’insémination artificielle libre (Anial) était reçue par le cabinet du ministre de l’Agriculture le 23 mai, dans le cadre de la consultation sur la libéralisation du service de l’insémination artificielle. Pascal Lhermitte, le président de l’Anial, a notamment exprimé ses réserves sur «la manière d’appliquer le service universel de l’insémination».
« Il ne faut pas gaspiller l’argent public», explique Pascal Lhermitte, le président de l’Association nationale de l’insémination artificielle libre (Anial), à propos du service public de l’insémination (dit «universel») dans des zones défavorisées, qui pourrait voir le jour fin 2006-début 2007. Il s’exprimait ainsi suite à sa rencontre avec Christophe Malvezin, du cabinet du ministre de l’Agriculture, dans le cadre de la consultation sur la libéralisation du service de l’insémination artificielle. La mise en place de ce dispositif fait suite aux plaintes déposées à Bruxelles en 2004 contre l’État français, pour entrave à la libre concurrence dans le secteur de l’insémination animale artificielle.
Des réserves sur le service universel
« C’est la première fois qu’il y a eu une réelle écoute de la part du ministère», estime Pascal Lhermitte. « Nous émettons des réserves sur la manière d’appliquer le service universel. Il faut rester pragmatique sur ce sujet et réfléchir avec tous les acteurs du terrain, pour économiser l’argent public qui ne court pas les rues. Ce service est inutile si la concurrence existe dans ces zones, où nos associations sont aussi présentes», estime-t-il. L’Anial a par ailleurs indiqué «s’être engagée à répondre à toutes les nouvelles exigences sanitaires et de traçabilité» et à «vouloir intégrer sans obstacle le dispositif d’amélioration génétique français en contribuant à sa diversité». L’Anial, qui regroupe plusieurs associations sur le territoire français, revendique entre 20 000 et 30 000 éleveurs adhérents.