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OMC « Il faut sauver le cycle de Doha... »

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Pour éviter l’abandon pur et simple du cycle de Doha, il faut tenter de « sauver » ce qui peut l’être d’ici la fin de l’année. En d’autres termes, revoir les ambitions à la baisse. Tel est l’avis exprimé par de nombreux négociateurs, les Américains en tête, mais aussi, à demi-mot, par les principales organisations internationales.

«Malgré les bénéfices économiques et systémiques d’une conclusion du Programme de développement de Doha (...), les négociations sont actuellement bloquées sur la question des tarifs industriels », constatent l’OMC, l’OCDE et la Cnuced en introduction d’un rapport daté du 24 mai sur les mesures prises en matière de commerce et d’investissements par les membres du G20 de mi-octobre 2010 à avril 2011. « Les différences d’ambition empêchent en fait de progresser aujourd’hui et remettent en question la conclusion (des négociations) en 2011 », reconnaissent-elles.
Selon les trois organisations internationales, « il est temps de commencer à chercher une voie qui préserve les objectifs et valeurs du mandat de Doha et bénéficie à tous les membres d’ici la 8e Conférence ministérielle de l’OMC en décembre 2011».

« Récupérer » ce qui peut l’être
De leur côté, les ministres du commerce des 22 pays membres du forum de la coopération économique Asie-Pacifique (Apec), réunis à Big Sky (Montana, Etats-Unis), ont convenu le 19 mai, selon le représentant américain Ron Kirk, de ne pas abandonner les négociations de l’OMC, mais de travailler au cours des sept prochains mois sur la meilleure façon de « sauver » un accord. « A mon avis, sans renoncer à notre engagement de conclure le cycle, nous avons besoin d’entamer une discussion sans concession sur ce qui peut être fait. Nous devons examiner quelles sont les nouvelles étapes que nous pouvons franchir pour trouver une voie plus productive – et, si nous trouvons cette voie, l’emprunter aussi rapidement que possible », a estimé M. Kirk.
Il ressort des discussions des ministres de l’Apec que « ce que nous devons faire maintenant, c’est prendre une respiration, examiner ce que nous avons fait, ce qui est récupérable », a précisé le représentant américain au commerce.
Récemment, le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, a fait état d’un « fossé infranchissable » entre les Etats-Unis et des pays en développement clefs comme la Chine, l’Inde et le Brésil sur la réduction des tarifs pour les produits industriels. La Chine est membre de l’Apec.

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