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Office de l’élevage « Il y aura un plan bâtiments porcs en 2007 »

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Les éleveurs de porcs peuvent être rassurés. Ils auront bien un plan bâtiments, selon le directeur de l’Office de l’élevage, Yves Berger. Lors du premier conseil de direction de l’office, les éleveurs ont par ailleurs interpellé le ministère sur les conséquences économiques de la fièvre catarrhale. « Des mesures de dérogations très rigoureuses » seraient à l’étude, selon Eugène Schaeffer, pour permettre aux abattoirs de retrouver un fonctionnement normal.

« Il y aura bien un budget en 2007 pour un plan bâtiments porcs », a assuré le 18 octobre le directeur de l’Office de l’élevage Yves Berger, à l’issue du premier conseil de direction plénier du nouvel Office. Le financement devrait être de 1 à 2 millions d’euros la première année et « monter en puissance progressivement jusqu’en 2013», date à laquelle les éleveurs de porcs devront avoir mis aux normes leurs bâtiments, conformément à la directive européenne de 2001. Lors du congrès de la Fédération nationale de la coopération bétail et viandes (FNCBV) à Saint-Malo les 11 et 12 octobre, le président de la fédération Jean-Michel Fritsch avait demandé la mise en œuvre de ce plan. « Les éleveurs de porcs n’accepteront pas d’être traités comme négligeables et ils sauront le manifester », avait-il lancé.

Fièvre catarrhale : les éleveurs interpellent le ministère

Le président de l’office, Eugène Schaeffer a indiqué à propos des conséquences de la fièvre catarrhale que des « mesures de dérogations très rigoureuses » étaient à l’étude pour permettre aux abattoirs de retrouver un fonctionnement normal. Dans un communiqué du 18 octobre, les fédérations d’éleveurs (FNB, FNPL, FNEC et FNO) ont indiqué avoir, lors du conseil de direction de l’office, interpellé « vivement les pouvoirs publics sur l’absence de réponse aux difficultés économiques liées à la fièvre catarrhale ». Elles demandent « d’agréer impérativement de nouveaux abattoirs pour rétablir les circuits de valorisation des animaux, de s’engager sur un dispositif de compensation de toutes les pertes économiques engendrées depuis le début de la crise et d’adapter l’ensemble des mesures réglementaires pour tenir compte des contraintes imposées aux exploitants de ces zones ».

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8 millions d’euros pour l’équarrissage

Concernant le budget 2006 rectificatif de l’office, Yves Berger a précisé que 8 millions d’euros ont dû être trouvés pour financer le Service public d’équarrissage, au détriment d’une partie du budget finançant l’élimination des stocks de farines animales. Le premier conseil de direction plénier de l’office de l’élevage « s’est très bien passé » se sont félicités Eugène Schaeffer et Yves Berger. Un mois plus tôt, l’élection du président à la tête de l’office, avait été perturbée par une manifestation de la Confédération paysanne concernant la diminution « injustifiée » de sa représentation dans le conseil de direction. « Le budget rectificatif 2006 de l’office, a été voté presque à l’unanimité avec l’abstention du représentant de la Confédération paysanne », a indiqué Eugène Schaeffer.